“En 1986 je l’ai conduit chez Abdou Diouf pour … ” Le témoignage poignant du chauffeur de Me Abdoulaye Wade

Chauffeur attitré de Me Abdoulaye Wade, Moudou Diane Diop est incontestablement l’un des détenteurs des secrets du Pape du Sopi. Ce jeudi, lors de la spéciale Abdoulaye Wade dans l’émission «Weundélou de Tfm», il s’est exprimé sur ses rapports avec ce le secrétaire général national du Pds.

«Vous ne pouvez pas savoir la générosité de Wade si vous n’êtes pas proche de lui. Quand il vous donne, il vous donne ce qui peut vous servir. Quand il conseille aussi, il donne des conseils utiles. Moi c’est  ma rigueur qui m’a privé de beaucoup de chose de lui. J’aimais beaucoup Wade.

J’ai entendu beaucoup de choses, et j’ai assisté à beaucoup de choses. Serigne Abdoul Khadre l’avait dit, Serigne Modou Bousso Dieng et Serigen Fallou aussi l’avaient dit. Et j’étais là. Il y a un jour, Serigne Modou Bousso Dieng a dit à Wade ‘‘je ne parlerai plus de politique, mais mon père m’a envoyé vous dire, que même si ce serait pour trois jours, tu prendras le pouvoir’’. Je me suis dit, puisque Serigne Modou Bousso Dieng l’a dit, Serigne Abdoul Khadre l’a dit, je ne laisserai jamais tomber Abdoulaye Wade. Et je me suis fait Baye Fall de Abdoulaye Wade.

Entre lui et moi, notre relation date de longtemps. En 1985 il est entré dans le gouvernement. C’est moi qui le transportais lors des négociations avec Abdou Diouf. En 1986 il m’a amené à la conférence libérale à Barcelone avec Idrissa Seck et lamine Faye. À cette période, m’amener, moi chauffeur, à l’Internationale libérale, cela m’a marqué. Cela montre l’estime qu’il plaçait en moi. Il m’a aussi présenté à Mandela. Ce qui m’a aussi beaucoup marqué.

Quand il a remporté les élections en 2000, j’ai entendu des cris partout. Ce sont des dames qui sont venus me l’annoncer. Elles m’ont réveillé, je me suis vite habillé. Vers 10 heures je suis venu à sa maison, il m’a donné une lettre que je devais remettre à Abdou Diouf. À midi j’étais au relais. J’étais accompagné par Pape Seck. J’entendais la radio annoncer sa victoire. J’ étais heureux. Quand je suis arrivé au palais, les gardes étaient en faction. J’ai déposé la lettre, ils ont déchargé, je suis parti.»


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