En France, un premier médecin succombe au COVID-19 … l’armée bientôt dans les rue

Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé dimanche 22 mars le décès d’un médecin de centre hospitalier des suites du coronavirus.

“J’ai été informé hier soir du décès d’un médecin hospitalier.” Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche 22 mars, Olivier Véran a annoncé la mort d’un médecin des suites du coronavirus. “Une première à ma connaissance avec toutes les réserves que j’ai indiquées auparavant, liées au secret médical”, a-t-il ajouté.

Aucune information n’a été transmise sur son identité ou sur le centre hospitalier au sein duquel il exerçait. “Je n’en dirais pas plus en raison du secret médical et de la volonté de la famille”, a expliqué Olivier Véran qui a tenu à adresser ses sympathies aux proches du médecin décédé.  “Je voudrais m’associer à la douleur et à la peine de la famille”, a simplement déclaré le ministre.

Partout en France, les médecins et autres membres du personnel soignant sont en première ligne pour soigner les malades du covid-19. Manque de masques, de gel hydoralcoolique et de lits : la majorité déplore les conditions dans lesquelles ils doivent exercer leur métier. Certains ont déposé plainte contre Emmanuel Macron et l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn.

“J’ai peur qu’on soit obligé de mettre l’armée dans la rue”, dit Cymes

Malgré les recommandations sanitaires, Michel Cymes dénonce “un certain laxisme” en France et ne voit pas d’autre solution que le “confinement total”.

Il faut pour s’en sortir un confinement total”, prévenait dimanche 21 mars sur RTL le docteur Philippe Klein, médecin français qui exerce depuis six ans à Wuhan et qui a vécu 60 jours de confinement en Chine. “C’est ce que disent tous les médecins en France, prévient également Michel Cymes. Aujourd’hui, il est certain que le seul moyen d’éviter ce fameux pic en réanimation, c’est le confinement total”.

Le médecin regrette que les mesures prises par le gouvernement ne soit “pas suffisamment respectées aujourd’hui en France” et met en garde : “On a dit qu’il fallait 15 jours. Mais, tout le monde le répète, cela va forcément être 15 jours de plus“.

“Quand on parle de confinement, on parle de confinement total, poursuit Michel Cymes. J’ai traversé un peu Paris pour venir à RTL, et manifestement il y a beaucoup de gens qui circulent, qui vont dans les marchés. Il y a de moins en moins de monde mais il y a encore un certain laxisme“.

Face à cela, il craint une solution radicale. “J’ai peur qu’on soit obligé un jour, non seulement d’avoir un confinement total, mais peut-être de mettre l’armée dans la rue pour faire respecter ce confinement”, conclut-il.


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