En Guinée Bissau, l’armée se range derrière Umaro Embaló (Vidéo)

Le candidat donné vainqueur de la présidentielle par la commission électorale en Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, s’est fait investir président jeudi dans un hôtel de luxe de Bissau, malgré la contestation persistante autour du résultat de l’élection dans ce pays à l’histoire tumultueuse.

Nommé premier ministre, vendredi 28 février 2020, Nuno Gomes Nabiam a été installé dans ses nouveaux habits par le président Umaro Sissoco Embalo, en présence d’une constellation étoilée des représentants des corps constitués et des forces armées de la Guinée Bissau. Ce moment solennel a été mis à profit par la hiérarchie militaire composée du Chef d’état-major des armées, Biague NaNtam, vétéran de la guerre d’indépendance, du Vice-chef d’état-major, Mamadu Ture Kamara, du Chef d’état-major de l’armée de terre, Lassane Mansaly, du chef d’état-major des armées de l’air, le Général de division Ibrima Papa Camará, du commandant de la Garde nationale, le Contre-amiral Agostinho Sousa Cordeiro, du chef de la maison militaire de la Présidence de la République, le Général de brigade Antonio Abel, du contre-amiral Almirante Carlos Mandungal chef d’état-major de la Marine Nationale, et de son adjoint, le contre-amiral Eteve Na Mena pour réaffirmer leur disponibilité à accompagner le nouveau pouvoir en place.

Un soutien de taille pour le président élu, Umaro Sissoco Embalo dans son bras de fer avec le camp adverse. Car au même moment, le parlement dominé par le PAIGC a nommé un « président par intérim », alors que la Cour Suprême prolonge son étonnant silence face à la situation.

Pour le diplomate sénégalais Serigne Saliou Cissé, fin connaisseur des arcanes internationaux et régionaux, « l’armée bissau-guinéenne a très tôt choisi son camp en assurant la sécurité lors de la prestation de serment de ce jeudi 27 février organisé par le candidat du Mouvement pour l’Alternance démocratique , déclaré vainqueur de la présidentielle par la Commission nationale électorale (CNE) avec 53,55% des voix contre 46,45% pour Domingoes Simoes Preira, candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert ».

Après l’installation du nouveau président dans ses fonctions, les forces armées ont été déployées ce vendredi dans les édifices publiques de l’État. Ce, en réponse à « l’intronisation » du président de l’Assemblée nationale, Cipriano Cassama, comme président par intérim par une partie des députés. Considérant que le contentieux post-électoral n’est pas encore vidé, Domingos Simoes Pereira, président et candidat du PAIGC, a introduit un nouveau recours auprès de la Cour suprême après la confirmation de la victoire de Embalo par la CNE, aux fins d’annulation du second tour.

A noter que le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi à l’unanimité une résolution prolongeant une dernière fois, jusqu’au 31 décembre, sa mission d’accompagnement politique à la Guinée-Bissau, en demandant à son gouvernement d’oeuvrer en faveur d’un « dialogue inclusif ».


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