État d’urgence : Voici les décisions conjointes prises par les ministres de l’Intérieur et des Transports au Sénégal (Vidéo)

Les ministres de l’intérieur et des Transports du Sénégal ont conjointement fait face à la presse cet après-midi pour apporter des éclairages sur certaines questions liées à la mesure d’état d’urgence décrété par le chef de l’État et qui est entrée en vigueur, ce jour à 00H.

Aly Ngouille Ndiaye a répondu à une série de questions émanant des journalistes de différents organes de presse.

L’état d’urgence peut être défini comme un champ de restriction de libertés publiques, alors quelles sont les mesures prises pour les entreprises afin de leur permettre de s’adapter?

Je suppose que c’est une question qu’il faudra poser aux entreprises. Je ne pourrais malheureusement pas y répondre, mais je pense qu’aujourd’hui compte tenu des restrictions de liberté, les entreprises vont s’adapter pour autant que faire se peut, rester dans les plages horaires où il est permis de circuler.

Que risquent les sénégalais qui défieront cet état d’urgence ?

L’Etat d’urgence est réglementé depuis longtemps. La loi 69-29 du 29 avril 1969 et 69-30 du 29 avril 1969 qui sont des lois relatives à l’état d’urgence et à l’état de siège. Selon l’article 21 de cette loi, les infractions aux dispositions de la présente loi sont punies d’un emprisonnement de 2 mois à 2 ans et d’une amende de 20 mille à 500 mille Fcfa ou de l’une des deux peines seulement.

Le Transports inter-régional sera interdit quel mode de campagne mettre en place?

Le transport interurbain ne sera plus autorisé. La circulation sera interdite dans toutes les circonscriptions de 20H jusqu’à 6H du matin.

Combien de gendarmes et de policiers sont chargés des contrôles dans le cadre de l’état d’urgence?
Nous aurons les gendarmes, les policiers et les militaires qui sont en train de s’organiser pour pouvoir occuper tout le territoire et nous aider à faire respecter les mesures de restrictions.

Est-ce que la prière du vendredi sera autorisée dans les autres régions ce vendredi et est-ce que les entreprises auront droit à des justificatifs de travail pour leurs employés?

Nous avons interdit les rassemblements et c’était une démarche didactique. On ne peut pas interdire la prière c’est important de le préciser. Dans la démarche, nous avions sollicité tous les marabouts par rapport aux différents événements. Nous avions sollicité qu’ils acceptent pour cette periode d’éviter les regroupements et ceci est valable dans les lieux de culte, mais nous n’avons pas interdit la prière. Ce qui s’est passé le vendredi passé, le gouverneur de Dakar avait pris un arrêté compte tenu de ce que savions de la dispersion de la maladie à Dakar, mais dans les autres circonscriptions les gouverneurs n’ont pas jugé nécessaire de prendre des arrêtés, mais par une approche didactique, nous avons cherché à discuter avec tous les marabouts et les associations d’imams. Vendredi, nous avons eu une bonne satisfaction quand on regarde à l’échelle nationale le nombre de mosquées qui ont évité les rassemblements. Sur 4500 mosquées au niveau national, nous avions eu pratiquement 500 et quelques mosquées où les prières ont été effectuées et des fois il n’y avait même pas beaucoup de monde. Nous avions un taux de 89%. Nous allons avoir cette même démarche, d’ici vendredi nous aurons peut être 100% parce que les marabouts doivent également comprendre que pour les protéger eux mêmes et protéger les fidèles, ils ont besoin d’eviter au maximum les rassemblements dans ces différents lieux.

Corps de services susceptibles de tenir des dérogations pour aller travailler durant la tenue du couvre-feu ?

Tout le monde n’est pas systématiquement interdit de bouger, il y’a certainement des dérogations. Nous avons déjà dans l’arrêté qui porte interdiction temporaire de circuler des personnes ou des corps qui sont exclus. Déjà les présidents d’institutions de la République n’y sont pas, les ministres et les secrétaires d’état, les députés, les ambassadeurs, les gouverneurs, les préfets et sous-préfets ainsi que leurs adjoints, les magistrats et greffiers, les personnels des forces de défense et de sécurité, les personnels de santé. Par contre, pour toutes les autres personnes, le ministre de l’intérieur, le gouverneur de la région ou le préfet, ces autorités peuvent délivrer des autorisations spéciales.

Source : Dakaractu

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