Faux billets : La réaction de l’Etat du Sénégal

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Malick Sall, a réaffirmé, samedi à Saly, l’engagement du Sénégal en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à travers la mise en place de structures efficaces.

’’Le Sénégal est une référence en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Notre pays est conscient qu’il peut mieux faire et s’y engage résolument’’, a déclaré M. Sall.

Le Garde des Sceaux participe à la 21ième réunion du comité ministériel des pays-membres du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), qui s’est ouverte samedi à Saly-Portudal (Mbour, ouest).

Il a réaffirmé l’engagement du Sénégal à poursuivre ce combat aux côtés des autres Etats-membres.

 S’exprimant sur la question de la drogue saisie, le ministre de la justice de préciser que ce n’est pas seulement deux allemands qui ont été libérés, mais aussi quatre Sénégalais qui ont à leur tour aussi été libérés provisoirement.

Sur l’affaire Bougazelli, le patron de la justice a préféré botter en touche, prétextant l’argument du secret de l’enquête. « Je ne peux me prononcer. Je suis le garde des sceaux et cette affaire n’est pas encore devant la justice », a-t-il dit. El Hadj Malick Sall de rappeler cependant que le Sénégal accorde une importance particulière à la lutte contre le blanchiment d’argent. Dans ce sens il dit attendre du Giaba la mise en place des mécanismes les plus pertinents pour combattre la criminalité financière. À souligner que le ministre de la justice du Sénégal avait à ses côtés le ministre en charge des finances du Niger , Mamadou Diop et du directeur général du Giaba, le magistrat Kimelabalou Aba.

Selon lui, le GIABA offre un espace d’échange d’expériences entre les Etats-membres. ‘’C’est également un cadre de facilitation de la convergence de nos dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, afin de les conformer aux standards internationaux’’, a-t-souligné.

M. Sall estime que le travail de veille du GIABA sur les risques, l’étude des tendances et méthodes de la délinquance financière ainsi que l’évaluation régulière des dispositifs de lutte de ses Etats membres contre ces fléaux, ’’est un acquis important dans le cadre de la prévention des menaces sécuritaires qui pèsent sur nos Etats’’.

’’Ces questions sont d’une grande importance pour notre pays, comme en témoigne la place qu’elles occupent dans le Plan Sénégal émergent (PSE), cadre de référence en matière de politique de développement qui traduit la vision du chef de l’Etat. En effet, l’un des trois axes, autour desquels est bâti le PSE, est dédié à la gouvernance, aux institutions, à la paix et la sécurité’’, a-t-il expliqué.

La mise en œuvre de la stratégie nationale sera une étape décisive dans ce combat pour lequel, le cadre législatif et réglementaire est déjà balisé, avec l’adoption, en 2018, de la loi sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et de ses décrets d’application, selon le ministre de la Justice.

L’adaptation du cadre juridique fera progressivement l’objet d’ajustements opportuns, en vue de renforcer notamment le dispositif de prévention, a t-il encore relevé.

’’Des moyens substantiels devront également être déployés pour une sensibilisation de tous les acteurs, y compris les populations. Les recommandations issues des évaluations périodiques de notre dispositif nous permettent de mesurer nos avancées et d’envisager le chemin qui reste à parcourir’’, a-t-il encore dit.

Ces actions démontrent encore, si besoin en est, l’engagement du Sénégal, aux côtés de l’ensemble des Etats membres du GIABA, à œuvrer pour lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, a assuré Malick Sall.

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