Fifagate : Deux anciens dirigeants sud-américains premiers à être condamnés

Les premières condamnations du Fifagate sont tombées ce vendredi 22 décembre. Ce scandale de corruption qui a bouleversé la puissante institution du football mondial avait été révélé en mai 2015. Après deux ans d’enquête, c’est donc un procès hors norme qui se termine.

Ils risquent 20 ans de prison. Après six jours de délibérations, l’ancien patron de la puissante fédération brésilienne, José Maria Marin, 85 ans, accusé d’avoir touché 6,55 millions de dollars de pots-de-vin, et l’ancien président de la fédération paraguayenne et de la confédération sud-américaine Conmebol, Juan Angel Napout, 59 ans, qui ont touché, à eux deux, environ 17 millions de dollars de pots-de-vin.

La juge fédérale Pamela Chen doit décider de leur sentence dans les prochaines semaines.

Verdict partiel

En revanche, les jurés n’étaient toujours pas parvenus à un verdict ce vendredi concernant le troisième accusé, l’ex-président de la fédération péruvienne Manuel Burga, 60 ans. Ils doivent reprendre mardi leurs délibérations au tribunal fédéral de Manhattan. M. Burga n’est jugé qu’en vertu d’un chef d’inculpation, celui de conspiration. L’accusation a souligné qu’il n’avait jamais perçu les pots-de-vin qui lui auraient été, selon elle, destinés.

La procureure Kristin Mace, avait fait valoir jeudi dans son réquisitoire que les témoignages, émanant pour la plupart de responsables directement impliqués dans cette corruption et eux aussi inculpés, avaient “fourni une vision inédite de cette large et puissante association internationale de malfaiteurs”, qui a permis d'”enrichir l’élite du football mondial” aux dépens des fédérations, “qu’ils étaient censés servir”.

Ce procès a couronné des années de laborieuse enquête internationale par la police fédérale (FBI) et les services fiscaux américains. Ils ont commencé à remonter la trace de cette corruption en 2010, après l’attribution du Mondial-2022 au Qatar au détriment de la candidature américaine. Les dépositions ont aussi exposé le train de vie luxueux des barons du football mondial, habitués aux boutiques de luxe, aux jets privés et aux palaces de rêve.

© Le Télégramme


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