France : Un professeur d’histoire décapité pour avoir montré et commenté les caricatures de Mouhamed (PSL) dans sa classe 

Trois semaines jour pour jour après l’attaque terroriste devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, qui a fait deux blessés graves, un enseignant a été décapité au couteau par un jeune homme. Le parquet national antiterroriste vient de se saisir des faits.

Ce vendredi après-midi, Samuel P., un professeur d’histoire, a été retrouvé tué et décapité près d’un collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) vers 17 heures, indiquent des sources policières au Parisien-Aujourd’hui en France.

Cette découverte a été faite par les policiers de BAC (brigade anticriminalité) de Conflans alors qu’ils avaient repéré un peu plus tôt un suspect détenteur d’un couteau de cuisine. Il semble que le suspect a pointé une arme sur des agents de la police municipale avant de prendre la fuite, en direction de la commune voisine d’Eragny (Val-d’Oise). Après avoir été mis à terre, les fonctionnaires ont intimé à l’assaillant de déposer son arme. Ce qu’il a refusé en se montrant très agressif. Le suspect a été abattu et a été déclaré décédé.

La victime avait montré les caricatures de Mahomet

L’assaillant, qui n’était pas fiché S mais était connu des services de police pour des faits de droit commun, serait un jeune homme d’origine tchétchène né 2002 et non un Algérien né en 1972, comme annoncé dans un premier temps. Il était porteur d’un couteau, et un fusil de type air soft a été retrouvé à ses côtés. Il aurait posté une vidéo macabre de la tête coupée de la victime avant d’être abattu. Actuellement, les enquêteurs de la police judiciaire effectuent les constatations sur les lieux. Auparavant, des démineurs avaient réalisé une levée de doute sur l’existence d’engin explosif sur le corps de l’assaillant.

Selon les premiers éléments d’enquête, la victime décapitée serait un professeur d’histoire au collège de Conflans-Saint-Honorine. Les magistrats du parquet national antiterroriste, dont le procureur Jean-François Ricard, se sont déplacés sur les lieux et se sont saisis de l’enquête ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Les investigations ont été confiées à la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

D’après nos informations, la victime avait récemment donné un cours à ses élèves sur la liberté d’expression et avait montré les caricatures de Mahomet. « Ce professeur, Samuel P., se savait menacé de mort sur les réseaux sociaux suite à son cours sur la liberté d’expression », rapporte un membre d’une association de parents d’élève du collège.


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