Grand prix Yasser Arafat pour la paix : L’Egyptien Mohamed Salmawy, premier lauréat

L’Association des écrivains du Sénégal a procédé, samedi, dans le cadre de la 25ème Journée internationale de l’écrivain africain, à la remise du Grand prix Yasser Arafat pour la paix et la liberté. Pour la première édition, c’est l’Egyptien Mohamed Salmawy qui a été récompensé.

L’écrivain, dramaturge, journaliste, Mohamed Salmawy, premier lauréat du Grand prix littéraire Yasser Arafat pour la paix et la liberté, a reçu sa distinction, samedi, à Dakar, des mains de l’ambassadeur de la Palestine au Sénégal, Safwat Ibraghith, et du président de l’association sénégalaise des écrivains, Alioune Badara Bèye. Ce dernier a félicité le premier lauréat de Grand prix qui « est un des plus brillants écrivains égyptiens et un homme pluriel dans le domaine de la création littéraire ».

M. Bèye est revenu aussi sur la grande personnalité de Yasser Arafat qui a inspiré les créateurs de ce prix. D’ailleurs, c’est le jour de la remise du prix qu’est commémoré le 13ème anniversaire de la disparition de Yasser Arafat, décédé le 11 novembre 2004 à Paris. Alioune Badara Bèye dit espérer que ce prix franchisse les frontières et devienne un « super Grand prix littéraire ».

Le président du jury, Djibril Diallo Falémé, est revenu sur le choix porté sur l’écrivain égyptien qui « était le meilleur candidat ». M. Diallo de rappeler que le jury du Grand prix Yasser Arafat pour la paix et la liberté est composé de personnalités littéraires de la Guinée, de la Mauritanie, de la Tunisie et de la Palestine, entre autres.

Selon M. Diallo, le lauréat né en Egypte en 1945, du fait de son statut d’écrivain, de dramaturge, d’auteur de fiction et de journaliste fondateur et rédacteur en chef du magazine Al Arame Hebdo et aussi secrétaire général de l’Union des écrivains arabes, mérite largement le prix.

Dans le même sens, l’ambassadeur de l’Egypte au Sénégal, Moustapha El Kouny, s’est dit heureux de voir un concitoyen remporter la première édition du Grand prix Yasser Arafat. Rendant hommage à l’ancien leader palestinien, il confie que la Palestine a toujours été au cœur de l’action égyptienne qui a lutté toujours pour la cause palestinienne. Il a soutenu avec joie que l’Egypte fait partie de l’Afrique, géographiquement et spirituellement, et que ce pays et le continent africain sont le berceau de l’humanité.

Réaliser le rêve de Arafat
L’ambassadeur de la Palestine au Sénégal, Safwat Ibraghith, qui se considère comme le fils adoptif de Yasser Arafat, a dit toute sa fierté de remettre ce Grand prix du nom de son « père ». Pour lui, Yasser Arafat, fondateur de la révolution contemporaine, continue d’incarner le rêve de la réalisation de l’Etat palestinien dont « la patrie a existé avant l’occupation et continuera d’exister ». Il a remercié aussi l’Association des écrivains du Sénégal qui a remis ce prix au moment de la commémoration du 13ème anniversaire de la disparition du leader palestinien.

« Yasser Arafat revient en Afrique pour nous rappeler le devoir de mémoire mais aussi pour continuer la lutte et faire triompher le droit pour la paix. Il nous apprenait la foi et le sacrifice pour mériter la victoire. Yasser mérite de nous tous foi et sacrifice pour que, tôt ou tard, soit installé l’Etat de Palestine », indique l’ambassadeur Palestinien au Sénégal.

Au nom de la fondation Yasser Arafat, l’ambassadeur a remercié le peuple et le gouvernement sénégalais pour le soutien consacré aux droits du peuple palestinien et pour l’arrêt de l’occupation israélienne, tout en félicitant l’auteur qui « est de la patrie mère de l’Egypte ».

Le lauréat, Mohamed Salmawy, s’est réjoui aussi de ce prix qu’il accepte avec « plaisir, fierté et reconnaissance ». Pour lui, à 72 ans, recevoir un prix de ses pairs veut dire qu’on a accompli des choses intéressantes dans sa vie. Par rapport à la cause défendue par Yasser Arafat, Mohamed Salmawy souligne que la situation palestinienne est une tragédie humaine de l’histoire tout comme l’esclavage.

« Ce prix porte le nom d’un grand leader qui était le symbole de la liberté, qui a consacré toute sa vie pour obtenir la liberté pour son peuple. Il a compris que la paix doit exister pour tout le monde », laisse entendre le lauréat qui dédie ce prix à l’unité des peuples africains.

Le conseiller du président de la République chargé de la Culture, Hamidou Dia, présidant la cérémonie, a confié aussi que Yasser Arafat était un très grand ami du Sénégal. Il a estimé également que le Sénégal n’a jamais varié dans son soutien à la Palestine pour la création de deux Etats.

L’ambassadeur du Cameroun au Sénégal dont le pays est l’invité d’honneur de ce prix a également pris part à la remise du prix, de même que beaucoup d’écrivains du continent présents à Dakar dans le cadre de la 25ème journée internationale de l’Ecrivain africain.

LE SOLEIL