Groupe consultatif de Paris : Qui a cotisé combien sur les 8.091 milliards Fcfa ?

Depuis hier, l’actualité est « prise en otage » par la rencontre du Sénégal avec ses bailleurs traditionnels dénommé « Groupe consultatif de Paris ». Le Président Macky Sall et son gouvernement ont mobilisé 8.091 milliards Fcfa, un montant qui va au-delà ce qu’ils espéraient, c’est-à-dire 2.850 milliards de francs, pour le financement de la phase 2 du Plan Sénégal émergent (Pse), lors du Groupe consultatif de Paris, qui débuté ce lundi pour prendre fin mardi dans la capitale française.  

Les bailleurs de fonds et les partenaires financiers ont en tout promis, 14 milliards de dollars (environ 8091,5 milliards de FCfa) soit 5 241 milliards F Cfa de plus, dès le premier jour des travaux du Groupe consultatif de Paris.

Au terme de l’exercice, les bailleurs de fonds ont promis au Sénégal la somme de 14,6 milliards de dollars (7300 milliards de francs Cfa). C’est plus du double des 2850 milliards de francs Cfa initialement visé. L’annonce est de Louise Cord, la directrice de la Banque mondiale pour le Sénégal.

Selon le ministre des Fiances Amadou Ba, la mobilisation effective de ce montant sur une période de 5 ans, a été bien au-delà des attentes. Un financement total de 6.606 milliards de FCFA a été dégagé et réparti en 173 conventions signées, soit un taux de concrétisation des engagements financiers de 177%. Ces chiffres éloquents, rappelle le ministre de l’économie, traduisent la grande célérité avec laquelle ces financements ont été mobilisés.

« Le coût global du Plan d’Actions Prioritaires 2019 – 2023 est estimé à 14.098 milliards de FCFA, soit 24,5 milliards dollars US. Le financement acquis, d’un montant de 9.414 milliards, provient de l’État pour 4.248 milliards et 5.166 milliards pour les PTF. Le gap à rechercher est de 4 684 milliards dont 1.834 milliards de FCFA du secteur privé. Aussi, ce qui est attendu des PTF comme appui financier des PTF s’élève à 2 850 milliards de FCFA, soit 5 milliards de dollars des États-Unis. »

Le PAP, explique M. Ba, ne renferme pas seulement des projets, c’est aussi un programme de réformes qui permettra de libérer le potentiel de croissance. Ces réformes visent notamment à renforcer la mobilisation de ressources intérieures, développer le capital humain, mettre en place une administration moderne, efficace et efficiente.

Qui sont les bailleurs et donateurs ?

La Banque mondiale, le Fonds monétaire international (Fmi), la Banque ouest-africaine de développement (Boad), la Banque africaine de développement (Bad), la Banque islamique de développement (Bid), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud),  le Japon, la Chine, la France… sont tous présents.

En savoir avec le journal du Groupe consultatif de Paris

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