Hommage à Abdoulaye DIAW : Un self-made-man au parcours impressionnant

Au piédestal des consécrations, il existe encore des hommes, qui, sans tambour ni trompette ont marqué leur vie par des œuvres qui n’ont laissé personne indifférent.

En venant à la communication par effraction, doyen Laye, comme l’appellent ses jeunes confrères, ne savait certainement pas qu’il allait écrire l’une des plus belles pages du métier de la communication, à travers le talent qu’on lui a tous reconnu et indiscutablement à travers le temps et les époques.

Celui-là qui n’est pas sorti du moule de Jupiter et qui aura tout donné, en tous temps à la prospérité, a toujours conquis les cœurs et les esprits et consacré sa vie à donner au sport la plénitude de ses valeurs.

Le génie qui sous-tend son parchemin et le talent qui caractérise ses productions ont toujours convaincu les nombreuses générations qui marchent sur ses traces.

On le revoit encore, ce vieillard si jeune, qui, vers les années 1970 faisait de Kaolack un bréviaire de la célébrité du sport national à travers le « Mbossé national », club totem moduler des célébrités comme Babacar THIAM, mon ami Yama Gor SECK, le scorpion noir, Assane TALL et COULIBALY, le capitaine courageux, une panoplie de personnages que personne ne pouvait oublier.

Le jeune reporter, secrétaire dactylo de son état, a su, à travers ce tremplin d’amour pour le reportage, convertir sa connaissance du football qu’il pratiquait avec talent en une utilité publique qui faisait de lui une des références de sa génération par sa connaissance et sa sublime mémoire d’éléphant de la cartographie du football Sénégalais.

Pour avoir toujours évolué comme un génie à l’antipode des carrières qui ont marqué la vie des talents de sa génération et de ceux qui l’ont précédés, les Matar NIANG, Louis CAMARA et autres sportifs qui ont marqué l’histoire de notre pays, Laye aura toujours fait revivre l’histoire du football sénégalais depuis l’indépendance de notre pays jusqu’aux jeux de l’Amitié en 1963, réussit à créer un engouement véritable autour du sport au Sénégal à travers les différentes régions que compte notre pays.

Il est heureux que l’intelligence des jeunes générations ait pu flirter avec la juste mesure du devoir pour donner à César ce qui appartient à César.

Au-delà des consécrations posthumes que l’on a bien l’habitude de produire chez nous au Sénégal, doyen qui doit avoir autant de talents silencieux dans sa posture, mérite bien que tous les jeunes journalistes qui l’ont suivi, puissent se prévaloir d’un modèle aussi génial.

Il est certes vrai qu’on ne peut épuiser tout le bien que l’on sait de cet homme mais, le jour de la tabaski en 1976, où mes amis d’enfance Yama Gor SECK, Grand Mbodji avaient porté le maillot à Kinshasa devant les Kibongué et les Kapoko et Mayanga, avait procuré à cet homme toutes les émotions d’un patriote obligé ce jour de reporter en wolof, car après le but sénégalais, le pauvre reporter ne pouvait plus faire son reportage en français mais en wolof et en larmes.

C’est tout cela qui fait de Abdoulaye DIAW, un acteur et un témoin de son temps, et qu’on lui ressemble !

 

Mbémba DRAME

Journaliste-Consultant


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