INCROYABLE ! Twitter signalent de fausses tweets propagés par Trump qui s’emporte et menace de fermer le réseau social

Twitter a signalé pour la première fois mardi des messages de Donald Trump comme “trompeurs” mais était dans le même temps violemment attaqué pour avoir laissé le président américain accuser, sans l’ombre d’une preuve, un ancien élu d’avoir assassiné une assistante parlementaire.

Donald Trump a accusé Twitter d’« interférer » dans la campagne présidentielle américaine, mardi 26 mai. Le président des Etats-Unis a eu recours à son canal favori pour protester contre la décision du réseau social d’ajouter une mise en garde à deux de ses messages publiés dans la matinée dans lesquels il défendait la thèse contestée selon laquelle le vote par correspondance faciliterait la fraude électorale.

Donald Trump ne cesse de répéter cette affirmation alors que la pandémie de Covid-19 incite de nombreux Etats à envisager d’étendre ce mode de scrutin pour éviter le risque de contagion. Il est revenu à la charge mardi en s’en prenant au gouverneur de Californie. Il « est en train d’envoyer des bulletins de vote à des millions de personnes. Tous ceux qui vivent dans l’Etat, peu importe qui ils sont ni comment ils sont arrivés là, vont en recevoir. Ensuite des professionnels vont leur dire, à ces gens qui sont nombreux à n’avoir même jamais pensé à voter avant, comment et pour qui voter. Ce sera une élection truquée », a-t-il affirmé.

 

Pour la première fois, Twitter a ajouté un lien au message du président invitant ses lecteurs à vérifier ses affirmations. Il renvoie à un court article indiquant que le président a publié « une série d’allégations » qui sont « sans fondement, selon CNN, le Washington Post »deux médias régulièrement critiqués par Donald Trump, « et d’autres ». « Les experts affirment que les bulletins de vote envoyé par la poste sont très rarement liés à la fraude électorale », conclut le texte.

Menaces de réglementation voire de fermeture 

Donald Trump a menacé ce mercredi de «règlementer» ou de «fermer» des plateformes de réseaux sociaux.

«Les républicains ont le sentiment que les plateformes de réseaux sociaux censurent totalement les voix conservatrices. Nous allons les réglementer sévèrement, ou les fermer, pour ne pas permettre qu’une telle chose se produise», a tweeté Donald Trump.  

“C’est un début”

Pour rétablir la vérité, sous ces deux tweets s’affiche désormais la mention “Obtenez les faits sur le vote par correspondance”, qui renvoie à un résumé des faits et à des articles publiés dans la presse américaine.

“C’est un début, j’imagine… Merci de supprimer ces tweets”, a réagi sur Twitter Mika Brzezinski, une journaliste qui co-présente une émission avec Joe Scarborough.

Les réseaux sociaux se voient régulièrement reprocher d’appliquer des politiques à deux poids deux mesures dans leur lutte contre la désinformation.

Facebook, notamment, a pris la décision controversée de ne pas soumettre au “fact-checking” par des tiers (vérification des faits) les propos tenus par des personnalités politiques.

Twitter, de son côté, a réglé une partie du problème en interdisant les publicités à caractère politique.

Mais cela n’empêche pas Donald Trump de continuer à relayer régulièrement des théories complotistes, même s’il a été établi qu’elles étaient fausses, partiellement ou totalement.

En fonction du potentiel de danger des messages et du degré de doute, les modérateurs de Twitter peuvent répondre avec des mises en garde ou des avertissements, voire aller jusqu’au retrait dans le pire des cas (information trompeuse et dangereuse).

La désinformation est considérée comme particulièrement cruciale par Facebook et les autres plateformes depuis les tentatives de manipulation de l’élection présidentielle américaine et du référendum sur le Brexit, en 2016.

 


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