Injustice fiscale : Voici le bulletin de salaire publié par Ousmane Sonko qui contredit Mamadou Diop Decroix

Le débat qu’avait soulevé le leader de Pastef Ousmane Sonko sur “l’injustice fiscale” des députés est loin de connaître son épilogue.

Après le démenti du député Mamadou Diop Decroix suivi de la publication de son bulletin de salaire, le leader du Pastef Ousmane Sonko est revenu à la charge en publiant lui aussi son bulletin de salaire avec tous les détails.

Nous vous proposons l’intégralité du document.

Voici la lettre que le leader du PASTEEF avait adressé au Président de l’Assemblée Nationale Moustapha Niass pour dénoncer l’injustice fiscale

1 COMMENTAIRE

  1. C’est de la subversion « wahi dof ».

    Ces articles suivants permettent de fouler aux pieds la subversion objet du commentaire» : « Les erreurs respectées sont exposées avec des preuves faibles ou ébranlées par le seul voisinage des vérités qui en sapent les fondements. » Après avoir exposé le problème avec une apparente bonne foi, il y a « les symboles transparents, les parenthèses, les insinuations, les ironies, et enfin les embuscades ». On croirait lire d’avance la tactique de certains journaux français d’aujourd’hui et de certaines émissions de télévision.
    Joseph de Maistre, l’émigré, a considéré la « philosophie » et les « philosophes » du XVIIIe siècle (nous dirions aujourd’hui les intellectuels « engagés ») comme « une puissance essentiellement désorganisatrice » et, théoricien réactionnaire de la Restauration, il a rêvé d’un ange exterminateur qui écraserait tous les disciples des Encyclopédistes.
    C’est sans conteste Voltaire qui est, au XVIIIe siècle, le champion du pamphlet subversif. Le ton général, comme le dit G. Lanson, est l’irrespect. Rien n’échappe ni ne résiste à l’irrespect, ni la royauté avec sa majesté, ni l’Église avec sa sainteté. La duchesse de Choiseul qui s’en irrite écrit : « L’emploi de l’esprit aux dépens de l’ordre public est une des plus grandes scélératesses parce que, de sa nature, elle est la plus impunissable ou la plus impunie. » Lefèvre de Beauvray, en 1770, dans son Dictionnaire social et patriotique, à l’article « Liberté », blâme aussi « cet esprit d’indépendance et de liberté qui mène à la subversion de tout ordre social. »
    D. Mornet caractérise ainsi la guerre psychologique menée par Voltaire : « La bataille a donc été en grande partie une bataille cachée… A l’abri de l’anonymat, il multiplie les attaques ; il y a plus de 200 de ces petits ouvrages, opuscules, feuilles volantes. Il y pousse à fond. L’ironie voltairienne se fait âpre, brutale, insolente. L’influence fut immense… Voltaire saisit les vices du système sans jamais construire une certitude. » Le travail fut tout entier de destruction.
    Le résultat fut rapide, Dès les années 1758-1763 en France, dit Mornet, « le pouvoir royal hésite à décider la répression. Les évêques l’y poussent, car ils constatent que dès qu’on laisse faire, l’audace des attaquants s’accroît. Mais quant à revenir à la rigueur des lois, on ne tarda pas à reconnaître qu’il n’y fallait pas songer : les directives ne trouvaient plus de fonctionnaires résignés et dociles. Un vent d’indiscipline soufflait sur les bureaux de l’Administration, qui faisait craquer l’édifice entier… Les affaires Calas et Sirven avaient soulevé l’indignation. Des intendants, des gouverneurs,… à Grenoble, Poitiers, Bordeaux, Montauban, en Languedoc, etc., adjurent le ministre de permettre l’apaisement. Le Parlement de Toulouse lui-même (3) fait si bien amende honorable que, dès 1766, ses excès de tolérance inquiètent l’autorité royale… La police, les autorités, ont contre elles de plus en plus toutes sortes de complaisances et de complicités soutenues par l’opinion toute entière. Des plus grands aux plus petits, on donne d’une main ce que l’on retire de l’autre… Malgré les saisies et les perquisitions de la Prévôté,… on vend les livres prohibés sous les galeries du château de Versailles ; on les vend sous les yeux de Leurs Majestés avec la complicité même des Grands, du prince de Lambesc par exemple, qui s’oppose bruyamment aux recherches de la police… La police, sans cesse tiraillée entre des ordres sévères et des prières de fermer les yeux, n’agit plus qu’avec incohérence, se discrédite et se démoralise ».
    La mode est aux propos séditieux ; il est de bon ton de fronder les actes du gouvernement, « de se déclarer partisan et protecteur du peuple, dont on proclame et provoque l’émancipation. La jeune noblesse, la première envahie par la contagion de l’esprit philosophique, se montrait disposée à faire bon marché du préjugé de la naissance et de ses autres privilèges ». L’agitation gagne l’enseignement : les écoles sont touchées par l’irréligion : les maîtres, du moins certains, favorisent cette agitation. Mornet ajoute « Il est impossible de savoir dans quelle mesure les hardiesses de pensée des élèves sont le reflet de la pensée des professeurs. Il est fort probable que, le plus souvent, les élèves ne les consultaient pas pour lire Le système de la nature (4) ou se moquer des sermons de l’abbé Faucher. La curiosité, la discussion, le scepticisme venaient de partout et pas seulement des bergers chargés de conduire le troupeau. Mais il est pourtant certain que beaucoup de maîtres pensaient comme les élèves, ne faisaient rien pour les retenir, et même parfois les conduisaient délibérément sur les terres de la philosophie », c’est-à-dire de la nouvelle idéologie subversive.
    La mode lancée avec tant d’audace et d’esprit par Voltaire et les Encyclopédistes, se répand comme une épidémie. Les escarmouches usent les autorités, et les frondeurs sont prompts à s’emparer des affaires judiciaires qu’ils transforment en scandales. Sur le modèle des procès de Calas, Sirven, Montbailly pour la condamnation d’innocents, du procès Goëzman pour la vénalité des juges, des douzaines et des douzaines d’« affaires » sont montées en épingle, donnant lieu à des libelles, pamphlets, mémoires pleins d’éloquence et d’insolence. Tout est bon pour attaquer le pouvoir, et la violence des grossièretés vise le roi, la reine, et « les principes du gouvernement ». Les circonstances les plus imprécises sont exploitées, le chantage est devenu une arme publique; les titres des gazettes sont édifiants : La gazette noire, L’espion des boulevards, L’observateur, etc. Tous sont « étrangement déchaînés » comme disait Bayle.
    Puisque nous survolons la lignée des pamphlétaires subversifs, n’omettons pas de nommer, au XIXe siècle, Paul-Louis Courier qui codifia un certain nombre de procédés.

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