Ismaïla Madior Fall : “Le parrainage sera voté à l’assemblée et le processus est irréversible »

Le retrait du texte de loi relatif au parrainage n’est pas envisageable. Sauf si le président de la République décide autrement”. Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall prend le contre pied de ceux qui aspirent à cette éventualité. Il a, à l’occasion, annoncé que le projet de loi sur le parrainage est déjà envoyé à l’Assemblée nationale et précise-t-il, “c’est le parlement qui décide de l’ordre du jour”.

“Le retrait du texte de loi sur le parrainage n’est pas envisageable parce que le principe du parrainage n’est pas décidé par le président de la République mais il est issu du cadre de concertation sur le processus électoral et ce cadre est reçu par le chef de l’Etat. Le principe du parrainage est universel. Il a été retenu par les acteurs de la concertation sur le processus électoral sont toutes d’accord sur ledit principe. Elles n’étaient pas d’accord sur les modalités d’applications”, explique-t-il sur les antennes de la RFM.

Selon lui, enrayer le parrainage c’est voir 60 candidatures à la présidentielles, c’est voir confronter à des problèmes d’organisation des élections, notamment, avec les couleurs, c’est mobiliser des fonds importants… “Le président de la République a estimé retirer dans un premier le parrainage de l’ensemble des textes pour la réforme mais celle relative au parraine est tellement chargée avec le traumatisme des législatives dernières qu’il a décidé de l’introduire et il y aura un parrainage à toutes les élections et pour tous les candidats”.

Toutefois, Ismaïla Madior Fall estime qu’il est envisageable de réduire le taux de 1% à, par exemple, 0,5% puisque quand un texte de loi est déposé au parlement, l’exécutif n’a plus le droit de décider de quoi que ce soit.

A ceux qui craignent pour la transparence dans le comptage des signatures pour le parrainage, il rassure qu’un dispositif numérique va être aménagé au niveau Conseil constitutionnel car, précise-t-il, “il y aura un droit de régulation, un droit d’information et un droit de contestation”.

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