« Je Brûle la FRANCE » : Le ministre de l’intérieur Castaner saisit la justice française contre le clip polémique de Nick Conrad

Le ministre de l’intérieur a indiqué dimanche 19 mai avoir saisi la justice après la diffusion d’un clip de rap polémique sur la France, dont l’auteur, Nick Conrad, a été récemment condamné pour un précédent morceau qui appelait à « pendre les Blancs ».

« Je condamne sans réserve et sans ambiguïté les propos inqualifiables et le clip odieux de #NickConrad. Je saisis le procureur de la République », a écrit dans un tweet Christophe Castaner, actuellement en déplacement en Côte d’Ivoire.

« À ma demande, la plateforme Pharos (chargée de la lutte contre les contenus illicites sur internet, ndlr) œuvre au retrait de ce qui n’est rien d’autre qu’un appel à la haine de notre pays et à la violence », poursuit-il.

Dans ce clip intitulé « Doux pays » et visible notamment sur YouTube, ce rappeur à l’audience confidentielle multiplie les propos provocateurs – « J’ai baisé la France jusqu’à l’agonie »« Cet Hexagone, j’encule sa grand-mère » – et s’en prend à ceux qui avaient fustigé son précédent clip « Pendez les Blancs », qui avait créé la polémique à l’automne et lui a valu d’être condamné par la justice.

Provocation au crime

Nick Conrad – un pseudonyme – a écopé le 19 mars de 5 000 euros d’amende avec sursis pour provocation au crime.

Son nouveau clip s’ouvre d’ailleurs sur plusieurs extraits de journaux télévisés évoquant la première controverse autour de « Pendez les Blancs » et sur les déclarations outrées de Gérard Collomb, ministre de l’intérieur au moment de la polémique.

Il se clôt sur un message tentant d’expliquer sa démarche. « Le mot France est ici à considérer comme mentalité française, médias etc. qui se sont arrogés le droit de qualifier Nick Conrad en des termes inexacts plus que d’ouvrir le débat épineux », peut-on lire.

« Aucune tolérance face à ceux qui incitent à la haine et à la violence ! », a réagi le ministre de la culture Franck Riester sur Twitter.

« Il n’y a aucune excuse à ces mots. Aucune tolérance à avoir pour ce qui n’est rien d’autre qu’une incitation à la haine, qui doit être sévèrement condamnée pour les actes bien concrets de violence qu’elle produira », a tweeté dimanche la tête de liste LR aux européennes François-Xavier Bellamy.

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