« Je crois que Guillaume soro n’est plus en France » : Emmanuel Macron irrite les autorités ivoirienne

Où se trouve actuellement Guillaume Soro ? La question se pose après la petite phrase lâchée hier par Emmanuel Macron dans « Jeune Afrique » : « Je crois qu’il n’est plus en France », a dit à son propos le président français. L’entourage de l’ancien Premier ministre ivoirien n’a pas voulu en dire plus. Ce qui est sûr, c’est que la France ne veut plus de lui sur son territoire.

Alassane Ouattara compte mettre la pression sur Guillaume Soro qu’il accuse de crimes graves dans le but de déstabiliser le pouvoir. Alors qu’Emmanuel Macron dans les colonnes de Jeune Afrique, déclarait persona non grata en France l’ex président de l’Assemblée nationale, Ouattara est passé à la vitesse supérieure dans sa traque contre Soro.

Colère des autorités ivoiriennes

Un appel qui avait suscité la colère des autorités ivoiriennes. Abidjan avait demandé à Paris de réagir. Dans l’entourage du président français, on expliquait alors avoir fait passer un message à Guillaume Soro, l’appelant « à ne pas confondre opposition politique et coup d’Etat ». Mais les autorités françaises sont visiblement allées plus loin. Elles auraient demandé à l’ancien chef rebelle de quitter le sol français. Ce qu’il aurait fait.

Mandats d’arrêt

Questions : que se passerait-il si Guillaume Soro venait à regagner la France ? Pourrait-il être arrêté ? Selon un document que RFI s’est procuré, la justice ivoirienne a en tout cas transmis ce mercredi aux autorités françaises des mandats d’arrêts contre Guillaume Soro et trois de ses proches qui résideraient en France. Parmi eux, Moussa Touré, son directeur de communication et Abdoulaye Fofana, son aide de camp. 

Depuis le mois de décembre dernier, plusieurs proches de Guillaume Soro sont emprisonnés tandis que ce dernier a vu sa candidature à la présidentielle du 31 octobre rejetée. L’ex allié de Ouattara s’est alors radicalisé contre la candidature du président en exercice pour un troisième mandat jugé anticonstitutionnelle par l’essentiel de l’opposition ivoirienne.

Réélu au terme d’un scrutin contesté et boycotté par les figures majeures de l’opposition, Ouattara a engagé le dialogue avec Henri Konan Bédié tout en excluant toute possibilité d’inclure Soro dans les discussions. Dans une interview accordée à France 24 et RFI, Alassane Ouattara avait laissé entendre que Guillaume Soro méritait la prison à vie, révélant que des armes ont été retrouvées à son domicile ainsi qu’au siège de son mouvement politique Générations et peuples solidaires (GPS).

D’un autre côté, Emmanuel Macron appuyait Ouattara en assimilant l’activisme de Soro à une tentative de déstabilisation de la Côte d’Ivoire. “Il n’a pas à créer le désordre et sa présence n’est pas souhaitée, sur notre territoire, tant qu’il se comportera de cette manière. Nous ne souhaitons pas qu’il mène des actions de déstabilisation depuis le sol français. Autant nous pouvons accueillir des combattants de la liberté et toute personne qui serait menacée chez elle, autant nous n’avons pas vocation à protéger des activistes qui cherchent à déstabiliser un pays”, a déclaré Macron, dans une interview parue dans Jeune Afrique.


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