Khoudia Mbaye, Ministre de la promotion des investissements au Sénégal : “Il n’est pas question pour le Sénégal de jouer sur ses intérêts d’Etat à Etat pour des intérêts privés”

Il a beaucoup été question hier, lors du passage de Khoudia Mbaye en plénière, du secteur privé national. Malgré la baisse significative du budget du ministère de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’Etat qui passe de près de 14 milliards FCfa en 2017 à 9 488 970 100 en 2018, soit une baisse de 31,87%, les députés ont beaucoup débattu de l’investissement encore largement tiré par le secteur public.

«Il faut penser à une clause qui poussera les investisseurs étrangers à s’allier avec le privé national», résumera Madické Niang, président du Groupe parlementaire de l’opposition «Liberté et Démocratie». En réponse, Khoudia Mbaye a rappelé une batterie de dispositions mises en place pour intégrer le privé national dans les investissements. C’est le cas par exemple, des transactions public-privé qui obligent tout investisseur étranger à céder 20% au privé national. Et en cas d’impossibilité, il reviendrait à l’Etat de porter ce pourcentage sur 2 ans. Tout comme d’autres clauses permettent au secteur privé sénégalais de bénéficier de co-traitance ou sous-traitance. Un encadrement juridique qui, à terme, doit bénéficier à la création d’emplois. «Nous sommes conscients qu’il faut renverser la tendance, mais nous sommes aujourd’hui à plus de 1 800 milliards d’investissements privés», a-t-elle renseigné, incitant le secteur privé, Pme/Pmi compris, à accorder ses violons de sorte à bénéficier du climat de confiance dans l’investissement. Un point qui a été mis à rude épreuve avec l’éviction des insvestisseurs privés du groupe Yawuz Sélim au bénéfice des intérêts publics.

Ousmane Sonko qui a boudé la séance de vote du budget, a été le premier à déplorer la mauvaise publicité faite à l’environnement des affaires par l’Etat sur cette affaire, sans que sa question ne trouve de réponse en plénière. Au micro des journalistes, Khoudia Mbaye est sortie de sa réserve : «Il n’est pas question pour le Sénégal de jouer sur ses intérêts d’Etat à Etat pour des intérêts privés. Si d’autres pays ont décidé sur ce cas de sauvegarder les intérêts privés, c’est l’affaire de ces autres pays.»


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