La FRANCE endettée jusqu’au cou : Plus de 99% de son PIB !

FINANCE – La dette publique de la France au sens de Maastricht a augmenté de 5,2 milliards d’euros au deuxième trimestre pour s’inscrire à 2299,8 milliards d’euros. Elle reste toujours sous le seuil symbolique des 100%.

La dette publique de la France au sens de Maastricht frôle les 100% du PIB. Après avoir atteint 97,6% au premier trimestre 2018, elle s’élève au deuxième trimestre à 99% du PIB, selon les données publiées ce vendredi par l’Insee. Le montant a été corrigé ce trimestre pour tenir compte de la décision de l’Institut d’intégrer à la dette publique celle de SNCF Réseau, pour 39,4 milliards d’euros, à partir de 2016. La dette de l’État a, à elle seule, progressé de 19,5 milliards d’euros sur le deuxième trimestre pour s’élever à 1828,4 milliards au 30 juin, précise l’Insee.

Outre la dette de l’État, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (211,9 milliards fin juin, soit une baisse de 11,7 milliards sur le trimestre), des administrations publiques locales (199,4 milliards, en retrait de 0,7 milliard) et des organismes divers d’administration centrale (60,1 milliards, en baisse de 2,0 milliards).

Le meilleur moyen pour s’enrichir est de payer ses dettes…

Fin 2019, le gouvernement a prévu dans son projet de loi de finances que le ratio dette rapporté au PIB reviendrait sous les 99 %. Les promesses n’engagent dit-on que ceux qui les reçoivent… Les inconnues sont nombreuses et fragilisent les prévisions gouvernementales. En premier lieu, il y a la croissance économique. Là où le gouvernement tablait sur 1,9 % l’année prochaine, il a revu sa copie fin août et ne s’attend plus qu’à 1,7 %, hypothèse retenue pour bâtir le budget en 2019 alors que la Banque de France prévoit, elle, moins… 1,6 %, ce qui, si cela s’avérait exact, limiterait de fait les rentrées fiscales et aggraverait d’autant le déficit et donc la dette.dette.png

Et puis, il y a toujours la menace bien réelle d’une remontée des taux d’intérêts qui sont toujours à un niveau extrêmement bas. Depuis 40 ans, l’Etat a versé 1 350 milliards d’euros d’intérêts à ses prêteurs ; il paie chaque année entre 40 et 45 milliards d’euros de charge d’intérêts (c’est le 2ème poste de charge budgétaire après l’enseignement et la recherche). Un montant qui ne varie pas ou très peu depuis 2011 alors que l’endettement français a augmenté de 30 %…

La sagesse populaire explique que le meilleur moyen pour s’enrichir est de payer ses dettes… Tant que la France ne travaille pas à réduire la dépense publique, elle n’en prend malheureusement pas le chemin.

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