Le Maroc inaugure le premier TGV d’Afrique avec Emmanuel Macron

La première liaison à grande vitesse du continent africain, qui mettra Tanger à 2 h 10 de Casablanca, doit être inaugurée jeudi en présence d’Emmanuel Macron.

La première liaison à grande vitesse(TGV) du continent africain, qui mettra Tanger à 2 h 10 de Casablanca au Maroc, doit être inaugurée jeudi en présence d’Emmanuel Macron.

C’était le dernier continent (avec l’Océanie) à ne pas connaître l’ivresse de la grande vitesse ferroviaire. Le roi du Maroc, Mohammed VI, doit inaugurer, jeudi 15 novembre, la première liaison à grande vitesse africaine entre Tanger et Casablanca, via Rabat, en présence d’Emmanuel Macron. Devaient être ainsi baptisées, au cours d’un voyage inaugural, les nouvelles gares TGV de Tanger-Ville et Rabat-Agdal, ainsi qu’une ligne à grande vitesse (LGV) Tanger-Kénitra, dite LGV Maroc.

L’investissement de 2,1 milliards d’euros, avec ses quatre nouvelles gares (Casablanca et Kénitra seront inaugurées plus tard) et ses 200 kilomètres de ligne nouvelle aux meilleurs standards mondiaux, mettra Tanger à 2 h 10 de Casablanca, contre 4 h 45 aujourd’hui. Le projet fait la fierté de l’Office national des chemins de fer (ONCF), la compagnie publique marocaine, et de son directeur général, Mohamed Rabie Khlie, évidemment présent lors de l’inauguration avec, à ses côtés, Guillaume Pepy, le président de la SNCF.

La France a financé 51 % du coût du projet

Cette ligne devrait pouvoir transporter six millions de passagers après trois ans d’exploitation. Le coût de la LGV, financé à 51 % par la France via différents prêts, s’élève à environ deux milliards d’euros, soit près de 15 % de plus que les estimations initiales.

Reste que cette ligne est considérée comme une vitrine pour le développement économique du royaume mais aussi pour le savoir-faire des entreprises françaises qui cherchent à se développer sur ce continent.

Le président de la République sera accompagné de nombreux patrons ayant participé à ce projet : Alstom (fourniture des rames), le consortium Ansaldo-Ineo (signalisation et télécoms), Cegelec (sous-stations électriques) et le consortium Colas Rail-Egis Rail (voies et caténaires)…

Emmanuel Macron qui voyagera à bord du train rapide entre Tanger et Rabat, devrait aussi aborder avec le roi du Maroc les questions migratoires. Le Maroc est devenu ces derniers mois l’une des plus importantes routes vers l’Espagne et l’Europe. Entre janvier et fin septembre, 68 000 tentatives d’immigration clandestine ont été stoppées et 122 « réseaux criminels actifs » ont été démantelés selon le Maroc.

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