L’Église catholique confirme le 70e miracle de Lourdes

Sœur Bernadette Moriau avait retrouvé l’usage de ses jambes en 2008 après sa venue à Lourdes. Presque dix ans plus tard, l’Église catholique, par le biais du diocèse de Beauvais, a reconnu ce miracle dimanche 11 février. Ce qui en fait le 70e survenu à Lourdes.

Lit candles are seen near the entrance to the Grotto of Massabielle on the first day of the French Bishops Conference (CEF) in Lourdes, France, November 4, 2016. REUTERS/Regis Duvignau

C’est le 70e miracle survenu à Lourdes reconnu par l’Église catholique. La guérison en 2008 de Sœur Bernadette Moriau, atteinte d’une grave invalidité et alors âgée de 69 ans, a été reconnue « comme miraculeuse » dimanche 10 février par l’évêque de Beauvais.

« Observant que ladite guérison, fut soudaine, instantanée, complète durable et reste inexpliquée dans l’état actuel de nos connaissances scientifiques », Mgr Jacques Benoît-Gonnin déclare « le caractère « prodigieux-miraculeux » et la valeur de « signe divin » de la guérison de Sœur Bernadette Moriau obtenue par l’intercession […] de la vierge Marie », peut-on lire dans un communiqué.

Elle peut à nouveau marcher

Sœur Bernadette Moriau, née dans le Nord en 1939, est entrée à 19 ans au couvent dans une congrégation de franciscaines et devient infirmière en 1965. Dès 1966, à 27 ans, elle ressent des douleurs lombosciatiques et malgré quatre interventions chirurgicales ne peut plus exercer comme infirmière et marcher normalement.

En juillet 2008, elle participe au pèlerinage à Lourdes de son diocèse et reçoit le sacrement des malades. À son retour en Picardie, le 11 juillet 2008, « elle ressent une sensation inhabituelle de relâchement et de chaleur dans tout son corps » et « perçoit comme une voix intérieure qui lui demande d’enlever l’ensemble de ses appareils, corset et attelle », d’après le communiqué du diocèse. Sœur Moriau interrompt le jour même tous ses traitements.

De nouveaux examens médicaux, des expertises et trois réunions collégiales à Lourdes (2009, 2013 et 2016) ont permis au Bureau des constatations médicales d’affirmer collégialement « le caractère imprévu, instantané, complet, durable et inexpliqué de la guérison ».

Dix ans avant de reconnaître le miracle

En novembre 2016 à Lourdes, lors de sa réunion annuelle, le CMIL (Comité médical international de Lourdes) confirme « la guérison inexpliquée, dans l’état actuel des connaissances scientifiques ».

« Oser dire que Dieu est intervenu par la voix d’un miracle dans une existence, c’est quelque chose de redoutable. J’ai bien conscience que j’agis comme évêque de Beauvais et qu’en même temps que ça retentit sur l’Église en France et dans le monde », a réagi Mgr Benoît-Gonnin.

Dans l’Oise, trois miracles avaient déjà été reconnus en 1908 (Sœur Joséphine Marie, Aurélie Huprelle et Clémentine Malot).

Une conférence de presse doit avoir lieu mardi matin à Beauvais en présence de Sœur Bernadette, de l’évêque de Beauvais et du président du Bureau des constatations médicales de Lourdes Alessandro de Franciscis.

Le précédent miracle survenu à Lourdes (le 69e), la guérison en 1989 d’une Italienne victime de graves crises d’hypertension, avait été reconnu en 2013.

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