Les manucures en institut dangereuses pour la santé

Les substances utilisées pour la pose de vernis semi-permanent et de faux-ongles ne sont pas sans danger pour la santé. Un rapport montre pourtant que les stylistes ongulaires et leurs clientes sont peu ou mal protégées.

  Plus de 60 substances toxiques et à la clé des risques d’allergies cutanée et respiratoire pour les salariés comme pour les clientes : c’est le bilan peu engageant d’une étude de l’INRS* publiée ces derniers jours sur les techniques et produits utilisés pour les manucures professionnelles. Les ongleries fleurissent depuis quelques années : on dénombre près de 6000 travailleurs dans ce secteur, dont 97% de femmes, sans compter les boutiques indépendantes qui ne sont pas officiellement déclarées, et les professionnelles qui interviennent à domicile. 

 Le port du masque à cartouche recommandé dans les ongleries 

Selon Nicolas Bertrand, expert à l’INRS cité par l’AFP, on connaît mal les effets des substances en question et on peut craindre un effet cocktail lié à la poly-exposition. Pour cet expert, deux impératifs devraient être respectés pour la sécurité des stylistes ongulaires comme pour leurs clientes, mais, dans les faits, le sont rarement : l’installation d’une table aspirante et l’utilisation d’un masque à cartouche qui limiteraient les émanations de produits toxiques. Si quelques salons sont équipés de cette table aspirante, extrêmement rares sont les salariées qui portent autre chose qu’un léger masque en papier et pour cause : un masque à cartouche n’a rien de rassurant pour qui veut s’accorder un moment de détente en s’offrant une beauté des ongles.

Le nail art en 3D et la mode du Do It Yourself en question

L’INRS souligne par ailleurs les innovations quasi-permanentes dans ce secteur et l’utilisation de produits dont on ne connaît pas forcément les effets sur le corps humain. Parmi les dernières techniques en vogue dans le monde du « nail art » : l’impression en 3D d’un motif sur une pellicule plastifiée ensuite collée sur l’ongle. Autre mise en garde : la mode du Do It Yourself qui pousse les particuliers à acheter des produits professionnels sur Internet et dont certains s’avèrent nocifs.

  Les faux-ongles déjà présentés comme dangereux 

En 2016, l’ANSM** avait alerté sur la dangerosité potentielle des faux-ongles. Elle en déconseille même la pose chez les jeunes de moins de 16 ans, chez les femmes enceintes, les personnes souffrant de maladie de l’ongle, celles devant subir une intervention chirurgicale ou faisant partie du personnel soignant.   *Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles**Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

PARTAGER

FAIRE UN COMMENTAIRE

SVP faire un commentaire !
SVP entrer ici votre nom