LIBAN : Après sa fuite du Japon, Carlos Ghosn va tenir une conférence de presse

Carlos Ghosn, qui s’est enfui du Japon pour le Liban, tiendra une conférence de presse mercredi 8 janvier à Beyrouth annonce un de ses avocats ce soir, cité par le Figaro.

Au Japon, au lendemain de l’annonce de la fuite, lundi 30 décembre, de Carlos Ghosn vers le Liban, alors qu’il se trouvait en liberté sous caution avec interdiction de quitter le pays, c’est la sidération qui domine. «Pour l’opinion publique japonaise, l’évasion de Carlos Ghosn est une trahison de la parole donnée par ses avocats de ne pas quitter le Japon, réagit, mercredi 1er janvier, un journaliste d’une grande agence de presse japonaise. Mais pour le gouvernement et le système judiciaire, c’est une véritable humiliation. »

Son principal avocat Junichiro Hironaka s’est dit “abasourdi” par l’annonce de la fuite de son client, qu’il a appris à la télévision puisque ce dernier n’avait pas pris le soin de le contacter. “Bien sûr, ce qu’il a fait est impardonnable, car c’est contre les conditions de la mise en liberté sous caution. Que la justice japonaise le considère, ou non, comme une violation, ce n’est pas bon”. L’avocat a également précisé qu’il détenait pourtant les passeports de l’ex patron : les conditions dans lesquelles Carlos Ghosn a quitté le Japon restent floues.

Son assignation à résidence à Tokyo lui laissait la liberté de voyager à l’intérieur du pays, mais la durée d’absence de son domicile était elle réglementée. 

Dans un communiqué, l’ex patron de l’alliance Renault-Nissan indique qu’il n’a “pas fui la justice”, et qu’il s’est “libéré de l’injustice”. Il se justifie : “Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l’otage d’un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité”. Selon lui, il peut enfin “communiquer librement avec les médias”, ce qu’il fera, “dès la semaine prochaine”. Carlos Ghosn est sous le coup de quatre inculpations au Japon, notamment pour dissimulation de revenus et abus de confiance. Il dénonce un complot des dirigeants de Nissan, et nie, depuis son arrestation, les faits qui lui sont reprochés. Il devait être jugé au Japon en avril prochain.

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