L’inéluctable élection présidentielle anticipée : Macky, une légitimité constitutionnelle perdue

Une élection présidentielle anticipée serait obligatoire dans toute autre démocratie, Macky Sall n’étant plus légitime pour incarner son statut constitutionnel et les attributs de Président de la République.

Avec la crise politique déclenchée par le vice-président de l’Assemblée nationale et les accusations de corruption, Macky Sall ne peut plus se prévaloir de son rôle de gardien de la constitution et de garant du fonctionnement régulier des Institutions (art 42 de la Constitution).
Il n’incarne plus l’unité nationale, ni la sacralité de la fonction présidentielle. Il ne peut plus exiger des citoyens l’obéissance aux lois de la République, ni le respect des Institutions et encore moins la déférence due aux autorités administratives.

La République balafrée, souillée, violée par une bande de pendards patibulaires, des gougnafiers directement façonnés et pétris par Macky Sall qui les a placés dans les plus hauts sommets de la hiérarchie républicaine, alors qu’ils sont inaptes même pour être garçon apothicaire dans un haras ou aide-palefrenier dans une ferme agricole.

De Boughazelli le faux-monnayeur, ancien vendeur de pièces détachées, bombardé conseiller à la Primature puis Président de la Commission de Délégation de l’Assemblée nationale chargée de substituer à la plénière pour adopter directement les lois.

En passant par Moustapha Cissé Lô, volailler et courtier en semences, catapulté Vice-président de l’Assemblée nationale chargé d’assurer la suppléance du Président de la République, et Président du Parlement de la CEDEAO, une instance communautaire prestigieuse.

Sans parler de Farba Ngom, bateleur et hâbleur de son état, propulsé Maire, député faiseur de lois et surtout Intermédiaire attitré de tous les malfamés affairistes venus de l’étranger.

Enfin Yakham Mbaye, la vulgarité personnifiée, sinistre personnage qui n’hésite pas à falsifier les sceaux de l’État pour créer de faux décrets.

C’est Macky, Macky et encore Macky qui est le SEUL RESPONSABLE de ce capharnaüm politique, lui le seul habilité à nommer aux emplois civils et militaires (art 44 de la Constitution), et qui a placé ses pète-gueules au sommet de l’État.

Il ne s’agit plus de restaurer la dignité de l’État, mais de poser les fondations d’une Nouvelle République.

Nous devons désormais EXIGER la tenue des élections locales repoussées insidieusement pour différer une déculottée électorale inéluctable.
Une clarification stricte sur l’impossibilité du troisième mandat.
L’accélération et la diffusion publique des travaux de réforme du fichier électoral.

Avec la fin de l’État d’urgence, une grande manifestation pour la défense de la République et des Institutions doit être organisée d’urgence.

Par amadou Bâ


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