Mahammed Dionne : « Amnesty veut légaliser l’homosexualité au Sénégal »

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abadallah Dionne, a accusé dimanche Amnesty International de chercher à ’’casser’’ la société sénégalaise, en voulant « nous imposer des droits humains contraires à nos valeurs’’.

M. Dionne, faisant référence au dernier rapport de l’ONG se rapportant au Sénégal, affirme qu’Amnesty International veut ’’casser’’ la société sénégalaise.

’’Il y a des politiciens encagoulés qui se disent de la société civile et qui attaquent le gouvernement dans le dernier rapport d’Amnesty international », a-t-il avancé lors d’une rencontre avec les militants de la mouvance présidentielle à Gossas, dans la région de Fatick.

« Ces derniers disent (dans ce rapport) que le Sénégal a régressé sur les droits des homosexuels et des lesbiennes. Ils disent que Macky Sall combat ces groupes, donc tant mieux, s’il s’agit de ces groupes », a dit Mahammed Dionne.

Selon le PM, le président Sall a déjà « clarifié la position » du Sénégal à ce sujet, devant l’ancien président des Etats-Unis au Sénégal, Barack Obama.

’’Donc Amnesty International ne peut pas nous imposer les homosexuels encore moins les lesbiennes’’, a-t-il affirmé, ajoutant que le président de la République « ne l’acceptera pas et nous ne l’accepterons pas, car c’est contraire à nos valeurs ».

’’Ils n’ont qu’à nous laisser avec nos valeurs et non nous imposer des droits humains contraires à nos valeurs’’, a martelé le chef du gouvernement sénégalais.

Dans son rapport 2017-2018, Amnesty écrit notamment que les personnes LGBTI (lesbiennes, gays et personnes bisexuelles, transgenres ou intersexuées) restent encore au Sénégal « la cible de discriminations, en particulier dans l’accès aux services de santé et à la justice ».

Elle ajoute que les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’expression sont aussi « restés soumis à des restrictions. Les conditions de détention demeuraient particulièrement dures. Des enfants ont cette année encore été contraints à mendier dans la rue. Rien n’a été fait pour empêcher les auteurs de violations des droits humains de bénéficier de l’impunité ».

 

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