Michael Schumacher : un neurochirurgien très pessimiste décrit un homme détruit à tous les niveaux

Malgré le récent optimisme de façade de la femme du pilote, l’état de santé de ce dernier reste très préoccupant et les soins qu’il reçoit sont très loin de porter vraiment leurs fruits, explique un spécialiste italien.

Dans ce genre de situation, il y a souvent la communication de façade et une plus rude réalité qui se trame en toile de fond. Quelques jours après le message d’espoir de Corinna, la femme de l’ancienne légende de la Formule 1 Michael Schumacher, c’est au tour d’une autre personne côtoyant le champion de se laisser aller à quelques rares confidences sur son état de santé. Voilà six ans que le septuple champion du monde de F1 suit des soins intensifs, après une terrible chute à ski dans le domaine de Méribel. Et si l’optimisme semblait de mise après la prise de parole via les réseaux sociaux de son épouse, le neurochirurgien italien Nicola Acciarri, qui officie depuis longtemps à l’hôpital Bellaria de Bologne et qui possède une très grande connaissance dans son domaine. A la fois écouté et respecté pour ses compétences, il pâtit d’un détail non négligeable : il n’a jamais eu accès au dossier médical de Schumi et n’a donc pas eu à traiter son cas personnellement. Il parle donc avec “beaucoup de prudence”. Mais les fans ne seront néanmoins pas rassurés de lire les propos suivants.

Un homme détruit à tous les niveaux

Selon le spécialiste, qui a étudié dans son coin les chances de rétablissement partiel ou complet de l’ancien pilote, qui fête ce vendredi 3 janvier ses 51 ans, les prédictions sont mauvaises. Dans un entretien accordé au média spécialisé Motorsport, le neurochirurgien n’y va pas par quatre chemins et exclut toute langue de bois : “Il est clair qu’en considérant la situation du champion six ans après le traumatisme, il faut imaginer une personne très différente de celle dont on se souvient sur les pistes, avec un état certes facilité par les soins intensifs qu’il a subis, mais qui concerne toujours un soin de longue durée, non seulement au lit, mais avec un cadre organique, musculaire et squelettique très modifié et détérioré“.

“Chez des personnes moins fortunées, on aurait une fin précoce”

Il enfonce le clou en estimant que même les techniques médicales les plus évoluées, comme les thérapies souches, restent au stade expérimental et qu’elles ne conduisent jusqu’à présent à aucun miracle. “Si elles devaient fournir des soins médicaux à grande échelle, nous aurions des solutions à de nombreuses maladies”, explique-t-il, lucide. Et d’ajouter, finalement, que Michael Schumacher a pour lui la chance de ne pas être désoeuvré financièrement, sans quoi sa vie ne tiendrait vraiment plus qu’à un fil. Il conclut : “Je me réfère à l’atrophie musculaire, l’altération des tendons, l’ostéoporose et même les altérations organiques dans une situation très, très délicate qui, chez les personnes moins fortunées d’un point de vue économique, aboutissent souvent à une fin précoce car des conséquences irréversibles peuvent survenir”.


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