Miss Marti­nique : Sylvie Tellier réagit à la polé­mique qui défrise

La représentante du département d'outre-mer aurait prétendu avoir eu la chevelure lissée contre sa volonté. la société miss france, par la voix de sa directrice, dément formellement.

Elle est plutôt discrète. Heureuse d’être là – elle a béné­fi­cié de la disqua­li­fi­ca­tion de la titu­laire du titre de Miss Marti­nique, tatouée à l’épaule gauche (ce qui est contraire au règle­ment qui stipule « pas de tatouage voyant »). Laure-Anaïs Abidal n’est pas du genre à cher­cher les histoires. Au contraire.

Cepen­dant, depuis quelques heures elle affole la toile et son joli sourire en photo suscite l’émoi. La raison ? La demoi­selle aurait prétendu dans une inter­view accor­dée au jour­nal France-Antille avoir eu les cheveux lissé contre son grès lors du shoo­ting des photos offi­cielles de candi­dates, réalisé à Paris le 16 novembre.

« C’était la première fois, en 6 ans que mes cheveux avaient été lissés. Toutes les fois où j’ai eu à le faire, c’était pour des défi­­lés. J’ai demandé à garder mes cheveux natu­­rels pour la coif­­fure, mais cela n’a pas été accepté. Je n’avais vrai­­ment pas envie de les lisser parce que je sais que ce n’est pas une coif­­fure qui me va. D’ailleurs, je n’ai pas voulu regar­­der la photo. Ma demande n’a pas été accep­­tée là, mais mes cheveux n’ont pas été défri­­sés. Leur struc­­ture n’a pas changé. La preuve, je porte un afro pour les photos que nous allons faire à l’ins­­tant. » aurait déclaré la Marti­niquaise.

Du côté de la Société Miss France, on est plus pantois qu’agacé. « Chaque année, ça revient… Comme si les filles aux cheveux crépus n’avait pas le droit d’avoir envie de chan­ger ! » lance Sylvie Tellier. Mais le problème réside juste­ment dans la volonté de la Miss d’avoir une coupe diffé­rente de sa nature. Là, William Cerf, chef coif­feur, et Chris­telle, coif­feuse spécia­liste de l’afro (et qui par consé­quent coiffe toutes les miss qui ont cette nature) sont formels : jamais au grand jamais ils n’ont imposé ou refusé quoi que ce soit. « Tout est toujours fait en accord avec la Miss. Elle a été trai­tée exac­te­ment comme toutes les autres. On les conseille, on les forme, on leur explique ce qui leur va ou moins. Mais jamais on ne les oblige ! » assure William. « Il est plutôt probable que Miss Marti­nique ait du mal à assu­mer les critiques de ceux que cela défrise qu’elle ait voulu se coif­fer diffé­rem­ment… »

Chris­telle, qui a coif­fer la demoi­selle, confirme. « Elle était d’accord ! C’est même elle qui a demandé ce « blow out »! C’est une tech­nique qui consiste à partir d’un cheveu crépu, à passer le peigne souf­flant avec le sèche cheveux. La matière s’assou­plit et se détend. Mais ce n’est pas du lissage. Et ça ne trans­forme pas la coupe: un sham­poing et tout reprend sa forme natu­relle! »

Sylvie Tellier résume : « Lais­sez-la donc faire ce qu’elle veut avec ses cheveux ! A l’école des Miss, chacune va décou­vrir ce qu’elle aime, ce qui lui va et c’est normal de vouloir essayer d’autre chose, s’amuser... » Fin de la polé­mique. Inutile de couper les cheveux en quatre !

Gala

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