“Mohamed Ali Way” : L’état de Philadelphie renomme une rue en hommage au boxeur de légende

Gladiateur invincible des rings, Mohamed Ali n’aura rendu les armes que devant la maladie, le 3 juin 2016, à Scottsdale, en Arizona, après avoir livré son ultime combat.

Entré dans la légende de la boxe, ce champion adulé mondialement, à la fois pour ses qualités sportives exceptionnelles et ses prises de position fermes et courageuses, a laissé derrière lui une trace lumineuse.

Trois ans après avoir rejoint sa dernière demeure, et alors que le souvenir de l’homme engagé qu’il fut, se rangeant inconditionnellement dans le camp des irréductibles au risque de s’attirer les foudres des autorités américaines, reste gravé dans les mémoires, une rue de Philadelphie vient d’être renommée “Muhammad Ali Way” à sa mémoire.

« Il était bien plus qu’une icône du sport. Il était devenu, au fil des années, une figure universelle défendant des causes universelles. Il était aimé de tous et a représenté la communauté noire américaine de manière positive dans le monde entier », a déclaré avec émotion Faruq Abdul Ghaffar, le directeur de 400 Years Coalition, un programme qui œuvre à la reconnaissance historique de l’influence des Africains en Amérique depuis 1619.

Auréolé de gloire, Mohamed Ali n’est pas seulement passé à la postérité pour ses uppercuts percutants et ses réparties cinglantes, qui avaient l’art de mettre KO tous ses adversaires, quel que soit le terrain où il les affrontait…

Bien qu’affaibli par le mal qui le rongeait, on se souviendra longtemps de sa réplique culte qui fit mouche… Une réplique pleine de sagacité, lancée du tac au tac, qui désarçonna le journaliste américain qui lui faisait face. A la question tendancieuse « Qu’est-ce que cela fait d’avoir la même religion que Ben Laden ? Mohamed Ali ne l’a pas envoyé dire : « Et vous, qu’est-ce que cela vous fait d’avoir la même religion qu’Hitler ? ».

Il a aussi marqué de son empreinte la grande Histoire avec le panache qui le caractérisait, se faisant l’ardent défenseur des droits civiques, tout en refusant catégoriquement d’aller combattre au Vietnam, pour ne pas s’avilir dans une guerre qualifiée d’”injuste et contraire aux préceptes de l’islam” qu’il venait d’embrasser.

C’était en 1964, l’incorruptible colosse des rings était alors prêt à encourir cinq ans de prison ferme, plutôt que de renier ses convictions profondes et de perdre son âme dans une sale guerre contre ses “frères asiatiques noirs”.

« Il a représenté Philadelphie. Il a vécu ici. Il faisait partie de la culture locale. Il était très accessible et avait toujours un mot gentil pour les gens qu’il croisait dans la rue ou ses fans inconditionnels très pressants », a souligné Faruq Abdul Ghaffar, en se réjouissant de la présence de sa fille, Khaliah Ali, à la cérémonie de dévoilement de la plaque de rue. Une belle parade de chars terminera en apothéose cette grande journée d’hommage rendu, par la ville de Philadelphie entièrement pavoisée, à l’inoubliable Mohamed Ali.

 

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