Mort horrible de George Floyd : Voici la vidéo intégrale de l’arrestation (10 minutes)

Georges Floyd Afro-Américain de 46 ans est décédé lundi à Minneapolis. “Je ne peux pas respirer”, a-t-il protesté alors qu’un policier l’immobilisait avec un genou sur le cou. La terrible scène a été filmée et a suscité l’indignation dans tout le monde.

Lundi 25 mai, dans la soirée, George Floyd est arrêté par la police de Minneapolis, qui le soupçonne d’avoir voulu écouler un faux billet de 20 dollars. La scène de l’arrestation est filmée par une passante et retransmise en direct sur Facebook Live. La vidéo montre cet homme noir plaqué au sol sur le ventre par un policier qui l’immobilise avec un genou sur le cou. George Floyd se plaint pendant de longues minutes de ne pas pouvoir respirer et d’avoir mal. L’agent, un homme blanc, lui somme de rester calme. “Je ne peux pas respirer”, alerte-t-il.

Un second policier tient à distance les passants qui commencent à s’emporter, alors que George Floyd ne bouge plus et semble inconscient. “Il ne respire plus, il ne bouge plus, prenez son pouls”, répète un témoin, tandis que les policiers attendent une ambulance qui arrive après plusieurs minutes. George Floyd est alors transporté dans un hôpital, où il est mort peu après.

George Floydmenotté au sol, immobilisé par deux policiers, dont l’un écrase sa nuque avec son genou : [Gémissant d’une voix rauque et pleurant] Je vous en prie… Je vous en prie ! Je vous en prie ! Je vous en prie, je ne peux pas respirer ! Je vous en prie, je vous en prie ! [Pleurs et cris] Je vous en prie, je ne peux pas respirer !

Passant : Vous l’avez immobilisé au sol, laissez-le respirer !

George Floyd : Je ne peux pas respirer ! (Hurlements rauques)

[Inaudible]

George Floyd : Qu’est-ce que vous voulez dire ?

Policier  : Détendez-vous !

George Floyd  : Je ne peux pas respirer ! Mon visage ! [Respiration difficile]

Passant  : Il est en train de le tuer !

Policier  : Qu’est-ce que vous voulez ?

George Floyd  : Je ne peux pas respirer ! Je vous en prie… Son genou m’écrase la nuque. Je ne peux pas du tout respirer ! [Voix rauque étouffée]

Policier : Alors lève-toi et monte dans la voiture !

George Floyd : Je vais le faire !

Policier : Lève-toi et monte dans la voiture !

George Floyd : Je ne peux pas bouger !

Policier  : Pourquoi tu te plains ! Lève-toi et montre dans la voiture !

George Floyd : [Hurlements rauques] Maman !

Policier : Lève-toi, et monte dans la voiture vivant ! [Inaudible]

George Floyd : Maman ! Je ne peux pas ! Mon genou ! Ma nuque !

Policier : Tu ne peux pas gagner, mon gars.

George Floyd : Je le ferai ! Je ferai (ce que vous voulez) !

Policier : […] tu n’as pas écouté !

George Floyd : [Inaudible]… [Voix rauque étouffée] J’ai mal à l’estomac. J’ai mal à la nuque. J’ai mal partout. [Inaudible] de l’eau… Je vous en prie. Je vous en prie. [Gémissements] Je ne peux pas respirer ! [Hurlements rauques] [Inaudible] Je ne peux pas respirer ! Ecoutez-moi !

Passant : Ne le tue pas, frère, enlève-toi (de sa nuque) !

Passante : Il saigne beaucoup du nez, allez !

Passant : Vous avez le pied sur sa nuque !

Passante : Regardez son nez !

Passant : Votre genou écrase sa nuque !

Passant : Vous avez le pied en plein sur sa nuque !

George Floyd : [Gémissements étouffés]Je ne peux pas respirer.

Passant : Il ne résiste même pas à l’arrestation !

George Floyd : [Voix rauque] Je ne peux pas respirer. [Hurlements]

Passant (au policier) : T’es un vrai bonhomme, toi. T’es un dur. T’es un dur, hein ? C’est un dur ! (Le suspect) ne résiste même pas à l’arrestation !

Passante : Son nez…

Passant : Pourquoi est-il dans cette position ? Il ne fait rien ! Mettez-le dans la voiture !

George Floyd : [Voix rauque terrorisée, yeux exorbités, grimaçant de douleur] Je ne peux pas respirer. [Gémissements et cris rauques de plus en plus faibles]

Passante : Combien de temps vous allez le maintenir au sol ?

Policier : C’est grâce à nous que vous n’êtes pas drogués, les enfants !

Passant : Qui parle de drogue ? C’est un être humain !

Passante : Son nez !

Passant : Vous n’avez qu’à le mettre dans la voiture !

Policier : On a essayé pendant 10 minutes !

Passant : [Inaudible] avec votre genou sur sa nuque. Il n’est pas en train de pleurnicher. Vous écrasez sa respiration avec un mouvement de jiu-jitsu, là !

Policier (ironique) : Ok.

Passant : Vous ne pensez pas que c’est le cas ? Vous ne voyez pas que tout le monde le voit bien ? Je m’entraîne à l’académie, c’est des conneries ! C’est des conneries. C’est des conneries.

George Floyd : [A peine audible, grimaçant et agonisant, finissant par ne plus bouger vers 4 minutes —sa nuque était écrasée dès le début de la vidéo— après des mouvements spasmodiques] Je vous en prie… Je ne peux pas respirer. –

Passant : Vous l’empêchez de respirer !

Passant : Remettez-le debout, vous vous comportez comme un voyou, là, remettez-le debout ! Vous pouvez le mettre debout (sans risque), vous êtes un voyou ! Ça lui fait plaisir ! Il prend plaisir à cette m*** ! Il y prend plaisir ! T’es qu’un minable, mon gars. Il prend plaisir à cette m***, frère. Tu aurais pu l’avoir mis dans ta voiture depuis longtemps, il ne présente aucune résistance ni quoi que ce soit. Tu y prends plaisir, hein, regarde-toi, ton langage corporel jubile, sale type !

Passante : Lève-toi de lui, putain ! C’est ça les Blancs, ils adorent…

Passant : Ils savent très bien ce qu’ils font, je m’entraîne avec eux à l’académie. Tu sais que tu n’as aucune justification, et tu ne peux même pas me regarder comme un homme, parce que t’es une fiotte. Il ne résiste pas du tout à son arrestation.

Passante : Il saigne du nez.

Passant : Tu l’empêches de respirer, putain, tu trouves ça cool ? Tu trouves ça cool, hein ? Où est ton numéro de badge ? Tu trouves ça cool là, hein ? Tu trouves ça cool là, hein ? T’es une merde. T’es une merde de faire ça. T’es une merde de faire ça. C’est de la folie, de l’empêcher de respirer comme ça.

[Cris et propos indignés de passants. Première réaction du policier qui écrase George Floyd, il sort un pepper spray et en asperge les spectateurs]

Passante : Regardez-le ! Putain, il a du Mace (gaz poivré) ! Il a du Mace !

Passant : Il ne peut pas respirer ! Vous devriez vérifier qu’il va bien, il ne bouge plus ! Il ne réagit plus ! Il ne réagit plus ! Il n’a plus aucune réaction ! Il n’a plus aucune réaction ! Regardez-le, il n’a plus aucune réaction !

[Le policier interposé repousse une femme qui essayait de s’approcher de la victime et demandait à ce que son pouls soit vérifié, mais il refuse d’engager la conversation avec elle]

Passant : Frère, t’es sérieux, tu vas continuer à lui écraser la nuque ? Est-ce qu’il respire encore là ? Vérifiez son pouls ! Vérifiez son pouls ! Vérifiez son pouls immédiatement ! Vérifiez son pouls ! Vérifiez son pouls ! Vérifiez son pouls ! Vous lui avez cassé le nez ! Vous lui avez cassé le nez !

Police : Ne vous droguez pas, les gars !

Passant : Pourquoi tu parles de drogue ? Pourquoi vous lui faites ça ? Vous trouvez ça normal ? Vous trouvez ça normal ?

Policier : Reculez

Passant : Vous trouvez ça normal ?

Policier,  : Vous êtes pompier ?

Passante : Oui, je suis de la brigade de pompiers de Minneapolis ! Vérifiez son pouls !

Passant : Vérifiez son pouls ! Vérifiez son pouls !

Policier : Reculez

Passant : Le gars ne bouge plus, il ne bouge plus ! T’es une merde, t’es une merde, t’es vraiment une merde !

Passante (pompier) : Dites-moi quel est son pouls ! Dites-le moi tout de suite !

Passant  : Vérifiez son pouls ! Il ne fait plus le moindre mouvement depuis un moment ! (A une autre personne qui vient d’intervenir) Retourne dans ton magasin, tu ne comprends pas. [Inaudible] Ok, c’est cool, retourne dans ton magasin, frère, retourne dans ton magasin. Il ne bouge plus, putain !

Employé du magasin  : Je vois ça, je vois, j’essaie d’aider.

Passant  : Je n’ai pas besoin de ton aide, je connais tes parents, je connais tous ceux qui travaillent dans le magasin, pas besoin de ta putain d’aide, frère. Il ne bouge plus, putain.

Employé du magasin  : Je viens de voir ça.

Passant  : Il bougeait encore quand je suis arrivé. C’est vous qui l’avez mis dans cet état.

Employé du magasin  : C’est eux qui lui ont fait ça.

Passant  : Retourne là-bas.

Employé du magasin  : J’ai tout vu sur la caméra de vidéosurveillance.

Passant : Il ne bouge plus, putain !

Passante : Ils l’ont tué, putain !

Passant : [Inaudible] T’es une merde. La première chose que tu veux sortir, c’est ton MACE (gaz poivré), parce que t’as peur.

Passante : Levez-vous de sa nuque, putain, vous faites quoi ?

Passant : Ça fait 3 minutes qu’il ne bouge plus du tout ! Il ne bouge plus, putain, enlève-toi de son cou ! Enlève-toi de sa nuque !

[L’ambulance, ou véhicule policier médicalisé, est arrivée, une personne vérifie le pouls de Georges Floyd qui est probablement déjà mort, sans que le policier retire son genou de sa nuque]

Passante : Vous êtes sur lui !

Policier : Je compte jusqu’à trois…

Passant : Vous êtes sérieux ? T’es sérieux ? [Voix bouleversée] Tu vas garder ton genou sur sa nuque ? Ah oui, salopard ! Ne me touche pas comme ça ou je te jure que je vais [Inaudible] ! [Hurlements des passants] Il va garder son genou sur sa nuque ? T’es un salopard. Tu vas rester à l’écraser comme ça ? Tu vas le laisser tuer cet homme sous tes yeux, hein ? Il ne bouge même plus putain ! Il ne bouge même plus !

[Les ambulanciers apportent un brancard]

Passante : … ils s’en moquent.

Passant : Tu vas rester comme ça avec ton genou sur sa nuque ? T’es un vrai bonhomme, toi ! T’es un vrai bonhomme…

Passante (pompier) : Vous devriez vérifier son pouls et faire des pressions sur sa cage thoracique (respiration artificielle) ! J’ai relevé le nom sur votre badge, salopard !

[A 8 minutes, les ambulanciers mettent George Floyd sur le brancard sans ménagement après que le policier ait enfin retiré son genou de sa nuque, son corps est inanimé. Le policier interposé essaie de saisir un passant.]

Passant : Ne le touche pas. Ne le touche pas.

Passante 2 : J’ai tout filmé.

Policier : Ne me touche pas !

Passante 2 : C’est toi qui l’as touché, c’est toi qui est venu à lui, alors ferme-la !

Passant : Il est mort, putain ! C’est un vrai bonhomme, ma parole ! C’est complètement fou !

[Le policier assassin revient en direction de la caméra, plein de morgue.]

Passant : Eh, 987, vous venez juste de tuer ce nègre, frère, vous venez de le tuer ! Vous venez de tuer cet homme ! Vous venez de tuer cet homme ! Vous venez de tuer cet homme ! Vous venez de tuer cet homme ! […] C’est pour ça que tu n’as rien à dire maintenant. T’es un vrai bonhomme de l’avoir étouffé.

[Les policiers s’en vont.]


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