NEGLIGENCE ? Une femme meurt après 12H d’admission “sans soin” aux urgences de Lariboisière à Paris

FRANCE – Une femme âgée d’une cinquantaine d’année a été retrouvée morte sur un brancard aux urgences de l’hôpital Lariboisière, à Paris. Elle avait été admise la veille au soir. Son décès est pour l’instant inexpliqué, et le Parquet de Paris a ouvert une enquête. 

ouze heures après son admission au service des urgences de l’hôpital Lariboisière, à Paris, une femme a été retrouvé morte sur un brancard, mardi 18 décembre.

La veille, la patiente âgée d’une cinquantaine d’années, avait été conduite à l’hôpital par les pompiers, et accueillie par une infirmière. Que s’est-il passé ensuite ?

Une patiente oubliée ? 

“Une enquête interne pour reconstituer la chronologie précise des faits, connaître les circonstances et les causes de ce décès est diligentée”, a indiqué l’AP-HP dans un communiqué.

De son côté, le Parquet de Paris a ouvert une enquête “en recherche des causes de la mort”, confiée au service de police judiciaire du 10e arrondissement, selon une source judiciaire.

« Reconstituer la chronologie précise des faits »

Une possible faute ? L’AP-HP a donc ouvert une enquête en interne pour « comprendre pourquoi, et reconstituer la chronologie précise des faits, connaître les circonstances et les causes de ce décès ». L’institution s’engage à « transmettre toutes les informations à la justice ». En plus d’une enquête en interne, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a saisi le Parquet de Paris qui a ouvert une enquête judiciaire.

Des urgences saturées 

L’hopital Lariboisière dispose du plus important service d’urgences de la capitale. Il a été conçu pour 180 passages par jour, mais en accueille 300. 

“Nous sommes à saturation d’un système. En 1988, il y avait 8 millions de passages aux urgences, on est à 21 millions de passages et les moyens n’ont pas augmenté en conséquence” réagit Patrick Pelloux, médecin urgentiste.

“Les pouvoirs publics doivent ouvrir les yeux sur un système à bout de souffle” ajoute-t-il.

“Ce qui arrive aujourd’hui, malheureusement, n’est que la conséquence de ce que nous avions déjà dénoncé au mois de juillet, puisque nous avions dit qu’un drame arriverait”, déplore de son côté Yann Flecher, du syndicat CGT de Lariboisière-Fernand Widal AP-HP.


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