Offensive Turque en Syrie : au moins 26 civils tués ce dimanche …

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé mercredi 9 octobre le début d’une nouvelle opération militaire contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), soutenue par les pays occidentaux mais bête noire d’Ankara. La communauté internationale a unanimement condamné l’offensive menée par la Turquie.

L’offensive turque contre les Kurdes en Syrie aidera-t-elle le groupe Etat islamique à se reformer ? Nourrissant les craintes de la communauté internationale, les autorités kurdes ont annoncé, dimanche 13 octobre, que 785 femmes et enfants de combattants étrangers du groupe Etat islamique avaient réussi à s’échapper d’un camp de déplacés, à Aïn Issa. « Nous sommes inquiets par rapport à ce qui pourrait se passer », a réagi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur France 3. Franceinfo suit l’évolution de la situation en direct.

 Une évasion massive…

C’est l’administration semi-autonome du camp qui a rapporté la fuite de 785 proches de jihadistes, assurant que « le camp d’Aïn Issa était désormais sans gardes », ceux-ci ayant « quitté » les lieux. Les déplacés fuient « au fur et à mesure », affirment les Kurdes. Le camp d’Aïn Issa, situé dans le nord de la Syrie, dans la région de Raqqa, abrite 13 000 déplacés, dont ces 785 étrangers.

 Le gouvernement français « inquiet »…

Interrogée au sujet de l’évasion massive de proches de combattants étrangers de l’EI, Sibeth Ndiaye a affirmé que le gouvernement était « inquiet ». « Nous souhaitons que la Turquie termine au plus vite l’intervention qu’elle a commencée, et que nous avons évidemment condamnée », a-t-elle poursuivi, rappelant que « nous avons des jihadistes français dont nous avons toujours considéré qu’ils devaient être jugés sur place ».

Les combats se poursuivent au cinquième jour de l’offensive turque. Samedi, les forces turques étaient entrées dans Ras al-Aïn, une ville-clé tenue par les Kurdes.

 Retrait de jusqu’à 1 000 soldats américains…

C’est ce qu’a annoncé dimanche le chef du Pentagone Mark Esper, sur ordre de Donald Trump. Il a évoqué sur la chaîne CBS une « situation intenable » pour des troupes qui « peuvent se retrouver prises en étau » entre les Kurdes et les Turcs. Sur place, les Etats-Unis comptent environ 2 000 soldats.

 Le bilan s’alourdit…

Dimanche, au moins 14 civils ont été tués dans les combats selon le décompte d’une ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, portant le total de civils tués en cinq jours à 52. L’OSDH a accusé, samedi, des combattants syriens aux ordres des trucs d’avoir « exécuté » au moins neuf de ces civils.

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