Parc de Djoudj : La grippe aviaire à l’origine de la mort de plus de 750 pélicans (Ministre environnement)

Une alerte inquiétante ! Au moins 750 pélicans du parc de Djoudj à Saint-Louis sont mort de la grippe aviaire. C’est le ministre de l’Environnement, Abdou Karim Sall, qui a donné l’information, d’après les résultats des tests rélaisés.

C’est lors d’une patrouille que des agents du Djoudj ont fait la macabre découverte le 23 janvier dernier. « Durant la période de migration, il y a de fortes concentrations d’oiseaux d’eau au Djoudj. Il arrive que des cas de mortalité soit signalé.  ce niveau, c’est la première fois que nous avons observé une forte mortalité de 750 pélicans », avait expliqué le colonel Bocar Thiam, directeur des parcs nationaux.

Les explications du Ministre de l’environnement

Selon le Ministre Abdou Karim Sall «Il s’agit de l’influenza aviaire de type A, qui est un sous-type de la grippe H5N1, communément appelée grippe aviaire. Aussitôt, nous avons pris une batterie de mesures allant de l’interdiction de l’accès au parc, la suspension des balades en pirogue sur le long du marigot, la destruction des carcasses et des déchets, le renforcement de la surveillance du parc et la sensibilisation des agents et des populations par rapport aux dispositions à prendre. La propagation peut aller beaucoup plus vite. Ça peut même dépasser les frontières», a-t-il soutenu.

Ainsi, le ministre estime que, selon les informations qu’ils ont reçues, cette maladie a été signalée dans d’autres pays. Et une mission technique sera sur place demain, conduite par le ministère de l’Elevage et l’ensemble des parties concernées.

Au parc du Djoudj, les pélicans se reproduisent sur une petite plateforme, accessible après 1heure30 de pirogue. C’est la seule espèce touchée par la grippe aviaire. Les juvéniles sont « extrêmement fragiles » souligne le colonel Seydina Issa Sylla, ancien directeur des parcs nationaux. « Les parents reconnaissent les jeunes pour leur donner à manger. Mais s’ils sont dérangés, le jeune va être abandonné ou jeté à l’eau, parce que c’est la bousculade. Il y a également la restriction de l’îlot de reproduction. Donc s’il y a contagion, comment isoler des individus pour faire des soins. Pour moi, on est complètement désarmés. »


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