Parfum de scandale : Une commission d’enquête à pied d’oeuvre pour recouvrer 200 Milliards CFA volatilisé entre la Douane et le Trésor

Créée le 16 janvier, cette commission s’est très vite mise au travail avec un objectif précis: déterminer où sont passés les 200 milliards et quels sont les causes et les auteurs éventuels de cette « anomalie ».

Très vite, les enquêteurs ont découvert qu’il y a des commissionnaires en douane communément appelés transitaires qui faisaient des opérations en dépassement des crédits garantissant leurs transactions. En clair, ils encaissaient auprès de leurs clients des droits de douane sans reverser au Trésor public la part qui lui revenait. Cette fraude a occasionné une perte de plusieurs dizaines de milliards au préjudice de l’Etat.

Comment cette fraude a pu être orchestrée ? Seulement de deux manières: soit avec la complicité du système informatique de la douane, soit avec la couverture des percepteurs du Trésor.

Yerimpost est en mesure d’écrire que ces commissaires en douane fraudeurs ont été convoqués à la direction du contrôle interne de la douane, cuisinés, poussés à l’aveu… Certains ont d’ailleurs commencé à déposer des chèques pour rembourser les montants indûment retenus. Mais ils ne sont pas seuls en cause. Les premières découvertes mouillent jusqu’au cou certains éléments du système informatique de la douane et des percepteurs du Trésor qui, contre espèces sonnantes et trébuchantes, ont couvert ce trafic.

Votre blog a appris qu’au-delà de ces premiers auteurs, d’autres ont été identifiés et déférés devant la Direction des investigatons criminelles. Ce sont les intermédiaires qui organisaient ce trafic entre les transitaires et douaniers ou fonctionnaires du Trésor.

Ce sont d’ailleurs ces premières découvertes qui ont paniqué les fraudeurs qui se sont très vite organisés pour contre-attaquer, commençant par orchestrer des articles de presse destinés à tenter de discréditer les enquêteurs. Mais aussi s’activer pour pousser le ministre des Finances à dessaisir la commission d’enquête au profit de l’Inspection générale des finances, c’est-à-dire pour passer d’une investigation de nature policière à une enquête purement administrative.

Si Amadou Ba cède à cette pression au nom de quelque calcul que ce soit, il aura posé l’acte de gestion le plus scandaleux de l’histoire du Sénégal indépendant. Au vu des faits en cause et des montants compromis, il doit laisser cette commission d’enquête aller jusqu’au bout en toute indépendance. Et tirer toutes les conséquences qui s’imposeront au vu des résultats des investigations.

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