Paris-Le Bourget, capitale mondiale de l’aéronautique.

Plus de 2450 exposants, venus du monde entier, se réunissent du 17 au 23 juin, au Parc des expositions du Bourget, à côté de Paris.

La 53e édition du Salon international de l’aéronautique et de l’espace ouvre ses portes ce lundi 17 juin, au Parc des expositions du Bourget, au nord de Paris. Il doit être inauguré par le président de la République, Emmanuel Macron, accueilli par Éric Trappier, président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas) et PDG de Dassault Aviation.

Le Salon du Bourget est un événement planétaire. Il caracole en tête de tous les autres «air shows», que ce soit en nombre d’exposants (2453 exposants), de visiteurs (plus de 320.000 personnes attendues), en notoriété et en impact médiatique.

La moitié des exposants viennent de 49 pays étrangers, dont les États-Unis, en force avec 360 représentants.La filière y est représentée dans toute sa diversité, des grands groupes internationaux aux armées, en passant par les start-up, les PME et les régions aéronautiques du monde. Les 400 entreprises et les 200 PME françaises, membres du Gifas, y participent.

Le Bourget est un salon ouvert à tous. Il accueille les professionnels du 17 au 20 juin, puis ouvre ses portes au grand public et devient une belle fête populaire où l’on vient en famille. Le salon offre aux premiers un cadre de travail festif et structuré mais aussi une formidable opportunité de médiatiser la signature de commandes. Lors de l’édition 2017, 150 milliards de dollars de contrats avaient été annoncés.

Une industrie résiliente

L’édition 2019 s’ouvre dans un contexte particulier. Brexit, tensions commerciales, terrorisme… L’environnement géopolitique est troublé. Arrêt de l’Airbus A 380, crise du Boeing 737, après deux crashs en octobre 2018 et mars 2019, absence de nouveaux programmes, ralentissement du marché des long-courriers, pression climatique… L’aéronautique n’évolue pas dans un ciel sans nuage. Mais la filière reste optimiste car le transport aérien est résilient aux crises, et les accidents entraînent toujours une amélioration de la sécurité.

Les carnets de commandes sont pleins. Le trafic aérien poursuit sa croissance, au rythme de 5 % en moyenne par an. Le nombre de passagers devrait doubler à 8 milliards d’ici à 2037 par rapport à 2018

D’autres indicateurs sont bien au vert. Les carnets de commandes sont pleins. Le trafic aérien poursuit sa croissance, au rythme de 5 % en moyenne par an. Le nombre de passagers devrait doubler à 8 milliards d’ici à 2037 par rapport à 2018. Pour les accueillir, les compagnies aériennes devraient commander plus de 38.000 appareils sur les vingt ans à venir. Afin de les servir, Airbus et Boeing sont engagés dans des montées en cadences impressionnantes. Airbus prévoit de livrer entre 880 et 890 appareils en 2019, contre 483 en 2008. Le seul A 320 neo sera produit au rythme de 63 exemplaires par mois courant 2021. L’avionneur européen étudie la possibilité de monter à 70 par mois. Un défi immense pour des sous-traitants déjà sous tension.

En deux ans, le paysage aéronautique a beaucoup changé. Le duopole mondial sur les avions de plus de 100 sièges s’est renforcé. Airbus a racheté le programme CSeries (rebaptisé A 220) du canadien Bombardier, qui se voulait un rival des A 320neo. De son côté, Boeing doit prendre le contrôle, fin 2019, des programmes de jets régionaux (Ejet2) d’Embraer. Les équipementiers n’ont pas été en reste. L’américain UTC, propriétaire des moteurs Pratt & Whitney et repreneur de Rockwell Collins, vient d’annoncer son mariage avec le groupe de défense Raytheon. Une fusion à 100 milliards de dollars qui donne naissance au numéro deux mondial de l’aéronautique. En France, Thales a repris le leader de la sécurité numérique Gemalto tandis que le motoriste Safran a acquis le leader mondial de l’aménagement cabine Zodiac.

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