PARIS : Voici le chic sénégalais des « années 50 » dévoilé lors d’une exposition des archives du photographe Dasilva !

Célébrités, présidents et fêtards font tous partie de riches archives du Sénégal des années 1950 et 1960, qui étaient jusque-là inédites pour la plupart.

Ces images sont l’œuvre de Roger DaSilva (1925-2008), vétéran de la Seconde Guerre mondiale, qui a installé son propre studio photo – le « Studio Da Silva » – à Dakar, la capitale sénégalaise. C’est là que beaucoup de ces photos ont été prises.

« C’était un artiste dans l’âme », raconte son fils, Luc DaSilva, à la BBC. « La photographie était sa vie », ajoute-t-il.

De son vivant, Roger DaSilva n’a jamais pris part à une exposition, mais il a réalisé un vaste corpus d’environ 75 000 photos sur négatifs, dont la plupart sont inédites.

Ses photos ont été restaurées par la Fondation Josef et Anni Albers, Le Korsa et l’organisation Xaritufoto de Luc DaSilva – certaines ont été sélectionnées et exposées ce week-end à la foire d’art et de design « Also Known As Africa », à Paris.

Roger DaSilva est né au Bénin et s’est mis à la photographie lorsqu’il a rejoint l’armée française en 1942.

« Il s’est blessé alors qu’il était en service, alors un colonel l’a enrôlé pour prendre des photos médicales dans les hôpitaux – certaines photos étaient de personnes qui avaient survécu à des camps de concentration », dit Luc, le fils de Roger DaSilva.

Peu après la fin de la guerre, le photographe décide de s’installer au Sénégal.

A cette époque, le Sénégal, comme beaucoup d’autres pays africains, était sur le point d’accéder à l’indépendance. Les photographies de DaSilva capturent la haute société de Dakar de l’époque – les boîtes de nuit et les mariages haut de gamme, ainsi que des portraits de famille et des scènes de rue.

Un autre le montre en train de serrer la main de l’icône du jazz américain Ella Fitzgerald, au Festival mondial des arts noirs de Dakar en 1966.

Un autre le montre en train de serrer la main de l’icône du jazz américain Ella Fitzgerald, au Festival mondial des arts noirs de Dakar en 1966.

DaSilva a lui-même taillé une silhouette chic, comme le montrent ses autoportraits. Dans l’un d’entre eux, on le voit en équilibre, une cigarette à la main.

La restauration de ces images a fait l’objet d’un effort conjoint pendant plusieurs années.

« Il y a de la joie et de la gaieté dans les photos de mon père, je me sens très proche de son travail », dit Luc.

« Il s’agit des archives et de la mémoire, de la préservation et de la valorisation de la photographie africaine. C’est un héritage commun. »

Source : BBC Afrique 

Toutes les photos ont été prises par Roger DaSilva. Droits : la Fondation Josef et Anni Albers, Le Korsa et l’organisation Xaritufoto.

 

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