Un pays en quête d’identité ! (Par Abdoulaye GUEYE)

Le 4 avril célèbre notre "in deep in dependence day" alors que le 5 mars (journée mondiale de la liberté de la presse) n'en fera malheureusement pas retentir l'écho. Le 6ème sens nous oblige ici à répandre les soubresauts d'une duperie "machyavelique" historiquement incompréhensible que la majorité mécanique d'une certaine assemblée localisée vote au pif.

  • PRENOM : Rue publique
  • NOM: Sunugaal
  • ADRESSE: rue publique door rek angle sayoon nekkoussi
  • TEL / CONTACT : (+221) 777670
  • E-MAIL: khaaliss@nookoamébaakhna.sn
  • DEVISE : 1 peuple 2 buts, 3 (foi)
  • SYMBOLES : Lion dormant sous le baobab mourant à la belle étoile

 

Le 4 avril célèbre notre « in deep in dependence day » alors que le 5 mars (journée mondiale de la liberté de la presse) n’en fera malheureusement pas retentir l’écho.

Le 6ème sens nous oblige ici à répandre les soubresauts d’une duperie machyavelique historiquement incompréhensible que la majorité mécanique d’une certaine assemblée localisée vote au pif.

Le peuple dans sa majorité minoritaire est contraint d’avaler les pilules indigestibles d’un diktat aux conséquences désastreuses sous le couvert du président de l’assemblée nationale qui calment les ardeurs des opposants de l’hémicycle à travers un « asseyez wou » pour ne pas dire « meukhléén téné mout mbaa naan léén té noppi ».

Pendant ce temps, les 7 sages se voient remettre sur la table, une semaine après le vote sur le parrainage cent débats, un recours contre le projet de loi par le front démocratique et social de résistance nationale.  D’où une impérieuse mission d’invalider à huis clos le fameux projet afin de redorer le blason de la magistrature qui souffre du manque d’éthique dont la sinécure a été si majestueusement démontrée par le fameux juge feu Kéba Mbaye.

Hélas, ce 9 avril 2018 a finalement vu la décision du conseil constitutionnel qui s’est dit « incompétent à statuer sur la conformité » de ce qu’il conviendrait d’appeler aujourd’hui le naufrage collectif de la justice sénégalaise.

Bref, si l’inauguration des sphères ministérielles de Diamniadio pour le désengorgement de Dakar est très salutaire à côté des probants résultats du PUDC, ou de la CMU,  les problèmes du système nerveux central de notre corps humain de pays sont plus que jamais névralgiques et d’actualité quand on voit les dérives d’ordre mortel et financier que l’autoroute à péage continue de nous causer.

Au moment où le T.E.R surgit de terre d’outre-mer néo colonisatrice pour plus de 730 milliards (pour l’instant) alors que les rails et anciennes gares ferroviaires en léthargie auraient dû être réhabilités afin d’impacter plus et mieux notre économie au lieu d’agoniser à coté de certains secteurs clé suffocant comme la santé, l’éducation.

À cela s’ajoute, avec tout le respect qui sied, l’impertinence du futur palais face au désarroi du  sunugalérien ou de la sunugalérienne qui voit de jour en jour son espoir de trouver un emploi décent s’estomper, son avenir être hypothéqué et inconsidéré par une bourgeoisie gouvernante distribuant gracieusement (vicieusement électoraliste), des bourses familiales par ci et par là, des salaires aux femmes des ambassadrices (en quoi plus méritantes que les valeureuses autres femmes au chômage ou débrouillardes de ce pays ?).

Pour s’être vu en un moment donné plus rusé voire « indétrônable » au vu des nombreuses réalisations (surtout infrastructurelles) en tant que « bâtisseur », le président Abdoulaye Wade avait lourdement payé le prix d’une gestion supposée sobre et vertueuse par la perte du pouvoir qui est à jamais temporel…

Et son successeur semble ne pas avoir tiré les leçons de ce passé tellement récent qui a du mal à cohabiter avec des promesses de rupture toujours attendues.

Or, une émergence est contradictoire lorsqu’en lieu et place de sunugaal s’érige un « sunu gallé » clanique, religieux ou partisan avec une économie croissante extravertie dominée par les entreprises étrangères (surtout françaises comme auchan…). Pendant que l’indice de développement humain dégringole, que des institutions budgétivores comme le HCCT, le C.E.S.E ou encore la pléthore de ministres ou députés essaiment, il devient urgent, voire vital de restaurer pendant qu’il est encore temps les valeurs culturelles et cultuelles qui ont fondé notre véritable identité par respect et devoir moral citoyen réciproque pour l’intérêt supérieur de notre Nation.

« Les valeurs telles que le « yarak tegguin », le « diom », le « foula », le « fayda », le « kersa », le « fit » entre autres doivent être restaurées au risque de voir des générations être complètement acculturées et transformées par un nouvel ordre mondial sans pitié dont la sève nourricière est l’argent par tous les moyens » [1].

 

 

 

Par Abdoulaye GUEYE, (enseignant d’E.P.S)


[1] Article : La violence jusque dans nos plats !  Dimanche 23 Juillet 2017, page 4 sur 5