Pédophilie et abus sexuels à Ziguinchor : Un ancien militaire Français mis aux arrêts

Chauffeur de taxi à la retraite et ancien pensionnaire de l’armée française, Bernard Robinet, domicilié au quartier Kandialang, dans la périphérie de Ziguinchor, a été mis aux arrêts et envoyé à la Maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor pour les faits de pédophilie et abus sexuels sur trois filles mineures. Les faits se sont déroulés dans le courant de la semaine dernière.

Marié et père de trois (3) enfants, Bernard Robinet n’a jamais eu maille avec la justice. De nationalité française, Bernard Robinet est né le 21 août 1950 à Clichy Sous-Bois (France). Chauffeur de taxi à la retraite, «j’ai effectué le service militaire en France», a-t-il laissé entendre lors de son interrogatoire au Commissariat urbain de Ziguinchor. Bernard Robinet qui vit à Ziguinchor avec sa famille depuis quelques années, est soupçonné de pédophilie et d’avoir sexuellement abusé des enfants mineures dans le quartier de Kandialang. Les hommes du Commissaire de police Mamadou Lamarana Diallo ont été informés des actes «criminels» et délictueux du chauffeur de taxi français par son entourage. Cueilli à son domicile, Bernard Robinet a été embarqué dans le panier à salade avant d’être transporté dans les locaux du Commissariat de police de Ziguinchor.

Sur les faits, «je suis prêt à répondre de nouveau, correctement aux questions que vous serez amenées à me poser dans le cadre de cette affaire. Je déclare que je suis bien informé de mon droit de se faire assister d’un avocat ou d’un conseil inscrit au tableau ou admis en stage. Je vous déclare également que j’ai un avocat mais, je l’ai appelé au téléphone en vain», dira d’entrée aux policiers enquêteurs, lors de son audition. Persistant toujours dans ses dénégations lors de son audition alors que, selon les plaignants, les faits sont constants et ne souffrent d’aucune contestation, «oui, je ne reconnais pas les faits parce que je n’ai rien fait». Aux questions des flics, si vous n’aviez pas commis ces actes de pédophilie et d’abus sexuels sur mineures, alors pourquoi les filles sont-elles allées le dire? Vous avez remis à la nommée K. D alias «Ndéye» un cadeau, en l’occurrence des chaussures afin qu’elle garde le secret. Que répondez-vous?

Les enregistrements audio confirment vos actes et la teneur de la discussion que vous aviez eu avec la nommée K. D au moment des faits. Qu’en dites-vous? «Parce que ces filles ont été instrumentalisées afin qu’elles disent que c’est moi qui ait commis ces actes sur elles. Quant à la petite K. D, je ne lui ai donné un cadeau seulement par gratitude. J’ai aussi remis à sa mère un sac de riz et à son frère un ballon de football, un sifflet et une paire de chaussure. C’était seulement des cadeaux pour leur venir en aide. Pour les enregistrements audio, ils ne sont pas vrais. Ils ont été faits seulement dans le but de me nuire. C’est tout ce que j’ai à déclarer dans cette affaire», a répondu M. Robinet. La dame  M.S, née en 1993 à Ziguinchor, ménagère, domiciliée à Kandialang sans autre précision, est la mère d’une des victimes qui se nomme K. K. «Je suis effectivement la mère de la nommée K. K. Elle a été victime d’attouchements sexuels de la part du nommé Bernard Robinet. En effet, je connais le nommé Bernard Robinet pour avoir habité dans le même quartier avec lui. Sa maison est à deux pâtés de la nôtre, derrière sa maison. Les petites filles du quartier vont souvent chez lui pour jouer. C’est ainsi ma fille, la nommée K.K fréquente la maison du nommé Bernard Robinet comme toutes les autres filles de son âge.

Cependant, je n’ai jamais été au courant des agissements de ce dernier sur ma fille. Je n’ai su que le nommé Bernard Robinet faisait des attouchements sexuels sur mon enfant que lorsque vous (les policiers) êtes venus chez moi pour les besoins de votre enquête suite aux rumeurs qui courraient dans le quartier», a laissé entendre, à son tour, la dame M. S lors de son audition à la police. « Ma fille m’a confirmé que c’est le nommé Bernard ROBINET qui lui a touché et palpé les seins et qui lui a dit de n’en parler à personne. C’est pourquoi, j’ai décidé de porter plainte contre le nommé Bernard Robinet pour que justice soit faite», a soutenu la dame M.S. Deux autres femmes du quartier de Kandialang ont également porté les mêmes accusations et pour les mêmes faits et causes de pédophilie et d’abus sexuels sur mineures sur l’ancien pensionnaire de l’armée française. Le chauffeur de taxi à la retraite Bernard Robinet en attente de son face-à-face avec le Tribunal correctionnel de Ziguinchor, séjourne depuis ce jeudi à la citadelle du silence où il médite tranquillement sur son sort.

IGFM

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