Pékin et la minorité musulmane Ouïghour: les contours d’une épuration ethnique atroce

De plus en plus des voix se lèvent pour dénoncer le nettoyage ethnique des dirigeants communistes chinois dans le nord-ouest de la Chine à l’encontre de la minorité musulmane Ouïghour. Une répression à la limite barbare, sanglante et inhumaine que Pékin mène contre de la minorité Ouïghour dont le seul tort est d’être de confession musulmane.

En effet, dans la province du Xinjiiang, aux confins nord-ouest de la Chine, la minorité Ouïghours subit une persécution quotidienne et une répression très violente du pouvoir central. Une épuration qui semble commencer depuis des siècles mais qui s’est accentuée avec l’arrivée des communistes au pouvoir en 1949. Une arrivée qui marque une mise au pas de la population que l’on cherche à « diluer » en incitant les membres de l’ethnie Han, majoritaire en Chine, à s’installer sur ces terres de l’ouest. Dans ce qui est depuis 1955 la « Province autonome ouïghour du Xinjiang » , on ne compte désormais que 47 % d’habitants ouïghours contre 80 % dans les années 1950.
Avec l’arrivée de ces nouveaux habitants, les villes explosent et deviennent des mégapoles géantes, comme la capitale Urumqi qui compte désormais plus de 3 millions d’habitants. Ce type de « colonialisme intérieur » , associé à un total contrôle des activités politiques, économiques surtout religieuses et culturelles, s’est accéléré à la chute de l’URSS par crainte d’une sécession. Cela ne s’est pas fait sans heurts puisqu’en 2009 par exemple des émeutes à Urumqi ont fait (officiellement) près de 200 morts. Pendant que la communauté Ouïghour conteste ces chiffres et fait état de centaines morts. En outre, être ouïghour aujourd’hui, c’est vivre dans une région en état de siège permanent où les déplacements sont minutieusement suivis et les contrôles policiers s’enchaînent, les stations-services sont enfermées derrière des barbelés. Partout, les caméras surveillent les moindres faits et gestes de cette communauté qui vit le martyre.
Et en 2018, le monde semble découvrir les Ouïghours, ce peuple turcophone que l’establishment chinois interdit pratiquement de pratiquer la religion musulmane sous les yeux à la fois spectateurs et complices du monde particulièrement de l’Occident toujours préoccupée par ses intérêts politico-economiques. Un Occident prompt pourtant à nous parler de violations de droits de l’homme et crimes contre l’humanité, mais qui ne joue pas encore franc jeu sur ce que d’aucuns qualifient maintenant de génocide. Même si on note un début de mobilisation internationale, beaucoup de choses restent à faire. En fait, peu de mesures ont été prises par certains États comme la Suède, les Etats-Unis ou le Canada qui ont décidé de ne pas renvoyer en Chine les Ouïghours en exil, estimant que leur vie est en danger s’ils rentrent dans leur pays. Mais l’Union européenne est toujours à la traîne et reste particulièrement frileuse : la Belgique et la Suisse aussi, mais surtout la France, adepte du double jeux ” les étudiants ouïghours sont pistés, suivis, chaque jour, par l’ambassade .
Quant aux dirigeants du monde musulman dont la seule force est leur désunion, occultent cette épuration ethnique, pour ne pas froisser leurs relations avec Pékin, la deuxième capitale économique du monde. Une attitude à la limite malhonnête et indigne de leur rang qui devrait être la défense de la communauté musulmane persécutée un peu partout dans un monde où l’islamophobie est en perpétuelle croissance. Par ailleurs, Cette soudaine notoriété médiatique du drame des Ouïghours s’explique par la façon particulièrement brutale dont Pékin a choisi de traiter les membres de cette minorité musulmane.

Comme dans une vidéo datée le17 septembre 2019 et publiée sur YouTube, qui montre des centaines d’hommes, les mains liées dans le dos, les yeux bandés et portant chacun un gilet numéroté débarqués d’un train. Ces images lèvent le voile sur les conditions de détention des prisonniers des “centres de rééducation” chinois, où ont été envoyés une grande partie des Ouïghours musulmans vivant dans le Xinjiang, pour rappel une région située dans l’ouest de la Chine. Et ces images montrent à suffisance la suppression sur le long terme des droits de l’homme et des libertés fondamentales par le gouvernement chinois dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang.

Tout celà pour dire que cette épuration ethnique à la limite ce génocide a de beaux jours devant lui vu le profil bas des dirigeants du monde parce que c’est le géant chinois; aussi parce que ceux qui subissent ces atrocités sont des musulmans, j’ai peur pour le futur de ce monde, devenu tellement injuste envers l’Islam et la communauté musulmane qu’on reproche son non adhésion à la perversion comme les mouvements Lgbt (homosexualité, lesbiennisme) et à la framaçonnerie, érigée en mode de gouvernance.

Copyright Ndiana Diallo 

Chargé des statistiques à Cada


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