PRODAC : Le carnage a débuté en 2015, bien avant l’immatriculation du marché conclu avec Green

Le Programme National des Domaines Agricoles et Communautaires, créée par décret n° 2014-498 du 10 avril 2014, est une structure placée sous la tutelle du Ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction Citoyenne.Dès la première année de sa mise en place, le PRODAC a donné lieu à malversations et à des détournements de deniers publics de plus d’un milliard de F CFA, adoubés par le malfrat, Mame Mbaye Niang, Ex- Ministre de la jeunesse et Ministre de tutelle du PRODAC.

En effet, dans le scandale du PRODAC, le carnage a débuté en 2015, bien avant l’immatriculation du marché (entente directe), conclu avec la société GREEN, d’un montant de 29 milliards et 600 millions et 536 000 F CFA.Le rapport d’audit du Cabinet Alliance, Audit et Conseil – états financiers – exercice clos du 31 décembre 2015) est accablant et ne laisse place à aucun doute.

Page 5 :il est écrit : « les charges de la période sous revue incluent des dépenses des domaines agricoles communautaires pour un montant total de 318 934 160 F CFA, pour lesquelles, il n’existe pas les pièces justificatives correspondantes ».

Page 27: il est mentionné, concernant les achats

  • L’absence de procès-verbal de réception, de bon de commande,
  • Des pratiques frauduleuses de détournements de deniers publics, par soustraction illicite des quantités commandées : achat d’engrais de 1000 tonnes comptabilisé pour 300 millions de CFA, alors que 500 tonnes ont été seulement facturées pour un montant de 150 millions
  • Des factures d’un montant de 658 487 000 F CFA payées à la coopérative « bloc unité céréalière », en lieu et place du fournisseur CAPCI.

Page 28 : il est précisé « L’inexistence de pièces justificatives concernant des dépenses, de 343, 6 millions de F CFA pour les DAC, à l’exclusion de celles des DAC de Keur Samba KANE, d’un montant de 24, 7 millions ». A ces crimes économiques, s’ajoutent d’autres infractions pénales, des recrutements opérés en toute illégalité, en violation totale du code du travail (travail dissimulé).

Conclusion : Dans l’affaire PRODAC, les investigations de l’OFNAC doivent s’étendre à la période précédant la signature du marché avec GREEN, période qui a donné lieu à des malversations (dépenses de plus d’un milliard de F CFA, sans aucune pièce justificative ou grâce à l’émission de fausses factures).

Rappel des faits concernant le carnage financier lié au marché conclu avec GREEN (29 600 536 000 F CFA)

1-Le délinquant Mame Mbaye Niang, a émis 5 mois avant l’immatriculationdu contrat, avec Green un ordre de service N° 0151/MJECC/SG/CAB/SP, illégal qui a permis à LOCAFRIQUE de démarrer les paiements le 30 mai 2016 et de décaisser d’emblée 2 milliards 311 millions et 568 854 F CFA, suivie d’autres décaissements. L’article 5 de la convention qui lie l’Etat à Locafrique conditionne le paiement à la transmission de l’ordre de service.

2- Malgré toutes les lettres d’alerte confidentielles qui lui ont été adressées, dont nous détenons une copie, Mame M’Baye NIANG par lettre confidentielle n°0026/MJECC/CAB/DC/SP en date du 13 mars 2017, a demandé à LOCAFRIQUE de diligenter les décaissements afin de permettre l’inauguration du DAC de SEFA.

Le PRODAC est une énorme escroquerie réalisée par une bande de malfrats dont Mame Mbaye Niang est l’acteur majeur, une faillite contractuelle (inexistence d’un cahier des charges), un projet surfacturé et totalement dévoyé (création de cœur de DAC au lieu de DAC complets), et un échec complet en matière de création d’emplois (l’un des objectifs était d’installer 1600 GEA« groupements d’entrepreneurs agricoles et de créer 64 000 emplois »).

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr


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