PSG, une première étoile à décrocher au bout du rêve !

Une ultime marche pour entrer dans la légende: le Paris Sint Germain (PSG), qui joue la première finale de Ligue des champions de son histoire contre le Bayern Munich dimanche à partir de 19h00 à Lisbonne, va tenter d’offrir aux français sa deuxième étoile européenne, 27 ans après Marseille.

Depuis la finale perdue de Monaco en 2004, cela faisait 16 ans que la France du foot attendait de vibrer pour l’un de ses représentants dans la plus prestigieuse des Coupes d’Europe de clubs.

De Lisbonne à Paris, il flotte comme un air de Coupe du monde depuis le début du “Final 8”, format inédit imaginé par l’UEFA pour terminer sa compétition phare, paralysée pendant cinq mois par la pandémie de coronavirus.

Matches à élimination direct au suspense parfois insoutenable, terrain neutre, camp de base inchangé pendant près de 15 jours La C1 nouvelle formule, marquée aussi par le parcours de Lyon jusqu’en demi-finale, a passionné les Français jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, deux ans après le sacre des Bleus en Russie.

Et ce, en dépit du huis clos, des images de tribunes vides, des restrictions liées au Covid-19 ou de la rivalité Paris-Marseille !

Si la plupart des supporters de l’OM espèrent rester “à jamais les premiers” et les seuls champions d’Europe du foot français, le port du maillot parisien, un temps interdit par le préfet de police des Bouches-du-Rhône, sera admis dimanche sur le Vieux-Port malgré de possibles risques d’incidents.

– Match le plus important de “l’histoire du club” –

Face à la ferveur suscitée par les exploits parisiens en cette période de crise sanitaire, l’entraîneur Thomas Tuchel et ses joueurs ont toutefois appelé à la modération. “Chers supporters, ce dimanche soyons tous responsables: respectons les gestes barrières et le port du masque”, ont-ils martelé dans une vidéo diffusée samedi sur les réseaux sociaux.

A Paris, la finale sera retransmise sur les écrans géants du Parc des Princes devant 5.000 supporters, la jauge maximale imposée par le gouvernement. L’avenue des Champs-Elysées sera réservée aux piétons dimanche soir, mais il n’y aura pas de “fan zones” dans la capitale française.

Reste à faire tomber le Bayern Munich, quintuple lauréat et grand favori de la finale, pour que la fête soit belle.

Sûr de sa puissance offensive incarnée par la démonstration en mondovision contre Barcelone (8-2) et par Robert Lewandowski, meilleur buteur de la compétition avec 15 buts, le club fondé en 1900 va disputer sa 11e finale de C1.

A Paris, seuls Angel Di Maria (2014), Neymar (2015) et Keylor Navas (2016, 2017, 2018) ont déjà atteint le Graal européen.

Malgré la différence d’expérience à ce niveau, la dynamique créée depuis le déclic de Dortmund en 8e de finale, la victoire renversante contre l’Atalanta Bergame (2-1) en quarts, et la démonstration contre Leipzig (3-0) en demies, donnent de solides motifs d’espoirs au PSG.

“Cette année, jusqu’à maintenant, on a eu un parcours incroyable, a rappelé le milieu parisien Marco Verratti. Maintenant il nous reste 90 minutes, les plus importantes de notre carrière de footballeur et de l’histoire du club.”

– Thiago Silva, finir en beauté –

Pour les propriétaires qataris, qui ont investi des moyens colossaux depuis 2011 pour hisser Paris au sommet de l’Europe, l’occasion est unique de consacrer une décennie de travail à tous les étages et d’effacer les désillusions successives en Coupe d’Europe, à l’heure du cinquantenaire du club.

C’est aussi l’ambition ultime de Thiago Silva (35 ans), capitaine emblématique de l’ère QSI, qui va disputer son dernier match sous le maillot parisien.

“J’espère finir cette aventure avec un titre en Ligue des champions, c’est notre rêve”, avait-il confié à l’AFP, juste avant le début du “Final 8″. C’est un titre très important, pas seulement pour les joueurs mais pour le club. Pour les supporters, cela représenterait quelque chose d’incroyable !”

De Kylian Mbappé, qui peut décrocher à seulement 21 ans le nec plus ultra des compétitions de clubs après la Coupe du monde en 2018, à Neymar, à un match de la consécration comme meilleur joueur du monde, le rêve de gloire est à portée de crampons.

Encore faudra-t-il exploiter les rares faiblesses du Bayern, mises en lumière par Lyon (3-0) au tour précédent. Ce dimanche peut être un jour de gloire, ou d’éternels regrets.


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