Publication « La politique africaine de la France : entre rupture et continuité » : Dieynaba Sarr retrace les aspects positifs et négatifs avec les anciennes colonie

Face aux nombreuses interrogations souvent suscitées par les relations entre la France et ses anciennes colonies africaines, la jeunesse a son mot à dire. C’est la conviction de la juriste Dieynaba Sarr. Dans une publication intitulée « La politique africaine de la France : entre rupture et continuité », parue aux Editions Harmattan, l’auteur analyse cette politique ponctuée, selon elle, par des aspects positifs et négatifs.

« Nous avons voulu montrer l’image que la jeunesse s’intéresse aux problématiques de son continent. Nous voulons que les gens comprennent cette politique, parce qu’une connotation souvent négative est donnée à la Françafrique », a-t-elle souligné lors de la cérémonie de présentation du livre qui a eu lieu samedi dans les locaux de l’Éditeur, en présence des amis et parents de l’auteur.
La juriste rappelle d’abord les facteurs ayant conduit à l’indépendance des pays africains sous domination française à partir de 1960. En dépit de cette indépendance, l’auteur note « la persistance des liens historiques et culturels, la permanence des relations politiques et diplomatiques informelles, personnalisées et secrètes voire intimes, l’accès privilégié à certaines ressources naturelles stratégiques réservé à la France ».

La continuité notée dans ces relations n’est pas souvent sans conséquences négatives. Celles-ci portent notamment sur l’exploitation des ressources naturelles, les assassinats d’hommes politiques africains réclamant l’indépendance du continent. Dieynaba Sarr met aussi en exergue les interrogations d’Africains qui s’offusquent de la présence aujourd’hui encore des Forces armées françaises dans leurs pays, de l’importance supposée ou réelle de multinationales françaises sur le continent noir, de la dépendance monétaire du Franc Cfa vis-à-vis de l’Euro. Toutefois, elle estime qu’un air nouveau semble souffler sur le ménage franco-africain, avec des changements subtils mais réels, depuis quelques années. C’est pourquoi, Dieynaba Sarr prône le renforcement des éléments de rupture. « Il faut que les Africains négocient avec la France pour une coopération qui profite aux deux partenaires. Pour un intérêt gagnant-gagnant », recommande-t-elle.

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