Radicalisation dans les services publics : un rapport dresse un constat mesuré

France's Prime Minister Edouard Philippe delivers a speech at the National Assembly, in Paris, Wednesday, June 12, 2019. France's prime minister vowed to keep reforming the country's economy through changes to the unemployment benefits, the pension system and tax cuts for middle-class workers. Edouard Philippe laid down Wednesday the government's upcoming priorities at the lower house of parliament, the National Assembly. (AP Photo/Thibault Camus)

Il s’agit d’abord de savoir de quoi l’on parle. Et ce n’est pas le plus simple. Dans un rapport consacré aux services publics face à la radicalisation, les députés Eric Diard (Les Républicains, Bouches-du-Rhône) et Eric Poulliat (La République en marche, Gironde) dressent un vaste état des lieux : police et gendarmerie, armée et sapeurs-pompiers, justice, éducation, pénitentiaire, transports, sports, collectivités territoriales, universités, santé, etc.

Dans ce document d’une centaine de pages, les corapporteurs, qui ont conduit 51 auditions, réalisent un travail de synthèse et font le constat d’une situation plutôt sous contrôle.

Ils décrivent des phénomènes très « marginaux » dans la plupart des services publics, mais notent quelques « zones d’ombre », notamment dans le sport et l’enseignement supérieur, où ils observent des dérives « communautaristes » et des « tentatives d’infiltration » mal évaluées par les institutions, selon eux, mais sans forcément relever de la radicalisation.

Les deux élus se sont penchés en premier lieu sur la définition du terme « radicalisation », une notion « ambiguë ». Ils évoquent d’abord « tout extrémisme potentiellement violent à contenu politique ou religieux ». Et ils s’appuient ensuite sur les travaux et les témoignages d’experts, tels que le sociologue Farhad Khosrokhavar, dont le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) a retenu la définition. La radicalisation est pour lui le « processus par lequel un individu ou un groupe adopte une forme violente d’action, directement liée à une idéologie extrémiste à contenu politique, social ou religieux qui conteste l’ordre établi sur le plan politique, social ou culturel ».

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