Relance de l’économie au Sénégal : Des spécialistes donnent des pistes de solutions

L’année 2020 tire à sa fin. Une année exceptionnelle aussi bien pour l’économie mondiale, africaine et notamment sénégalaise à cause de la pandémie du coronavirus dont les répercussions se traduisent en termes de baisse de croissance, de recettes et d’appauvrissement.

Les invités de LR du temps, sont revenus sur l’impact négatif de cette pandémie sur l’économie sénégalaise avant de dégager des perspectives pour sa relance.

Journaliste économique et formateur au CESTI, Abdoulaye Diaw a rappelé que depuis l’apparition de la maladie du Covid-19, le monde est perturbé et le Sénégal n’est pas épargné parce que le choc est symétrique et touche toute la planète. Au Sénégal, insiste-t-il, les échanges commerciaux, le tourisme, la chaîne hôtelière, la restauration ont été tous perturbés. Bref pour lui, le Sénégal a ressenti les conséquences économiques et sociales de cette crise sanitaire.

Son co-débatteur, Malick Sané, maître de conférences et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar abonde dans le même sens. Pour lui, la pandémie a accéléré au Sénégal étant donné qu’il y a beaucoup d’activités qui sont au ralenti, des entreprises qui ont mis la clé sous le paillasson. Ce qui, estime-t-il, impacte négativement le niveau des budgets des ménages.

En effet, de l’avis d’Abdou Diaw, la crise sanitaire a montré que le Sénégal est dépendant. L’idée, analyse-t-il, c’est de tirer les enseignements et de mettre en place des leviers solides pour relancer l’économie. Et pour lui, les facteurs de production doivent porter ce changement. L’Etat, poursuit-il, doit s’appuyer sur les exonérations fiscales puisque tout est question de mobilisation de ressources. « Il faut évaluer les dépenses fiscales avant de déterminer ceux qui doivent en bénéficier. C’est une manière d’attirer les investisseurs », a fait savoir le journaliste non sans ajouter qu’il y a beaucoup d’efforts à faire en termes de recouvrement.

En outre, il prône également la bonne gestion des deniers publics avec une rationalisation des dépenses. Car, dit-il, si les ressources ne sont pas utilisées de manière efficiente et efficace, elles ne serviront à rien. Quant à Malick Sané, il a, pour une bonne relance de l’économie, insisté sur la maîtrise de l’agriculture. Pour cela, il faut, au préalable, maîtriser l’eau parce que sans eau, on ne pourrait pas avoir une agriculture prospère. En sus, il faut une disponibilité de l’électricité pour penser à l’industrialisation.


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