Scandale sur deux blocs Pétroliers ? Le Sénégal en arbitrage devant la famille Al-Nahyan, au pouvoir, à Abu Dhabi

African Petroleum a déclaré aujourd’hui qu’il n’avait pas été en mesure de résoudre un différend avec le Sénégal concernant deux contrats de partage de pétrole .

LA filiale sénégalaise de Africa Petrolum, détenu par la famille Al-Nahyan, au pouvoir, à Abu Dhabi a demandé un arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) afin de protéger ses intérêts dans les blocs Rufisque Offshore Profond (ROP) et Sénégal Offshore Sud Profond au Sénégal.  

Lors d’une conférence de presse du 20 septembre 2016 relative aux contrats pétroliers signés par l’Etat du Sénégal, le Premier ministre Mouhamed Boun Abdalah DIONNE nous avait dit qu’en 2015, pour non-respect des engagements de travaux, l’Etat du Sénégal avait annulé trois contrats de recherche dont celui de African Petroleum (AP) pour le Bloc de Rufisque Profond. Si l’on suit la logique du Premier Ministre, African Petroleum n’a plus de part dans le bloc de Rufisque Offshore Profond du moment où le contrat qui le liait au PM est rompu ? Donc, African Petroleum n’opère plus dans le bloc de Rufisque Profond. Comment est-ce possible qu’une entreprise avec qui l’Etat a rompu puisse garder ses parts jusqu’à les céder ? 

Les parties avaient trois mois pour trouver une solution à l’amiable. Mais ce délai passé, rien n’a été conclu sur ce différend.

African Petroleum a également déclaré être au courant des informations publiées récemment par les médias selon lesquelles, le groupe TOTAL aurait réalisé une acquisition sismique sur le bloc « Rufisque Offshore Profond » et prévoyait de forer un puits en 2019.

African Petroleum a déclaré qu’il continuait de réserver ses droits sur le bloc « Rufisque Offshore Profond ».

Jens Pace, directeur de la société, a déclaré: «Notre position juridique concernant nos droits sur les licences au Sénégal reste inchangée. Nous entamons cette procédure pour entamer des procédures officielles de résolution des conflits afin de soutenir et de structurer les discussions avec le gouvernement, dans le but ultime de protéger nos intérêts. » «Nous croyons au potentiel important de nos licences et sommes déterminés à trouver un moyen d’aller de l’avant avec toutes les parties prenantes afin de garantir de la valeur pour nos actionnaires. «Comme indiqué précédemment, African Petroleum reste bien financé et nous pouvons aisément couvrir les coûts légaux liés au Sénégal et en Gambie, tout en finançant les programmes de travail convenus des Hydrocarbures européens et African Petroleum en Sierra Leone. »

Faut-il le rappeler, le contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures qui lie African Petroleum Sénégal Limited et Petrosen a été signé le 25 Octobre 2011. Il a été approuvé par décret n°2011-1824 du 10 novembre 2011 par le Président de la République Abdoulaye Wade et contre signé par le Premier Ministre Souleymane Ndéné NDIAYE.

Dans un de ses communiqués publiés sur le site officiel de TOTAL, nous pouvions lire que :

« le premier accord est un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbure sur le bloc de Rufisque Offshore Profond d’une superficie de 10 357 km2… ».

En réalité, il s’agit du même bloc et du même périmètre de la Zone contractuelle qui a été attribuée à African Petroleum. Ainsi l’atteste l’article 2 du décret précité qui dispose que : « le périmètre de la Zone Contractuelle concernée qui couvre le bloc de Rufisque Offshore Profond, d’une surface totale réputée égale à 10 357 km2, est défini par les points de référence suivants…. ».  Cette même superficie était prévue par le décret n°2011-1808 du 2 novembre 2011. 

Source : Energie Voice

PARTAGER

FAIRE UN COMMENTAIRE

SVP faire un commentaire !
SVP entrer ici votre nom