Sen Café Actu de ce Jeudi 16 Juillet 2020 : L’essentiel de l’actualité au Sénégal

A la Une • Les décisions phares du Conseil des ministres ; • Le coût des tests covid-19 pour les voyageurs soulève des appétits ; • Grève des greffiers : le ministère de la justice prêt à recevoir les travailleurs grévistes

1 – Décisions du Chef de l’Etat en conseil des ministres : Les ministres doivent faire la déclaration de leur patrimoine avant fin aout, 10 ha de l’aéroport de Dakar affectées au nouveau Parc forestier de Dakar, poumon vert pour la capitale, réouverture de l’usine pharmaceutique Medis, Mutualisation des structures financières et non financières (Bnde, Fongip, Fonsis, Der, Adepme, Apda, Aspit…), mise en œuvre de la Convention collective du secteur de la presse, limogeage de Mme Rokhaya Ba Touré consul du Sénégal à Milan.

  • Le Chef de l’État, à l’entame de sa communication, a rappelé à tous les membres du Gouvernement, l’impératif de procéder, avant fin août 2020, à leurs déclarations de patrimoine auprès de l’OFNAC.
  • Le Chef de l’État, a également rappelé au Gouvernement son instruction de procéder sans délai à l’évaluation et à la mutualisation des services financiers (FONGIP, FONSIS, BNDE, DER) et des services non financiers d’appui aux PME et TPE (ADEPME, APDA, ASPIT, Directions des PME et PMI, Bureau de mise à Niveau, etc.).
  • Il a demandé au Ministre de la Santé et de l’Action sociale de faire le point sur la viabilité du modèle économique de la Pharmacie nationale d’Approvisionnement (PNA). Il a, par ailleurs, rappelé aux ministres chargés de l’Industrie et de la Santé, ses instructions relatives à la relance effective dans les meilleurs délais, des activités de l’usine pharmaceutique MEDIS SENEGAL SA (ex-Sanofi).
  • Le Président de la République a instruit le Ministre de la Communication de finaliser, dans les meilleurs délais, la mise en œuvre optimale de la nouvelle Convention collective nationale du secteur de la Presse, signée en novembre 2018.
  • Le Président de la République, dans le cadre de l’initiative « Le Sénégal–Vert » a instruit le Gouvernement de réserver une zone de dix (10) hectares dédiée au projet de Parc forestier urbain de Dakar-Yoff. Cet espace de détente, constitué d’un bois, de bocage, de marais et d’aires de jeu, sera une zone de promotion de la biodiversité floristique. Il a également décidé que ce parc sera adossé à la zone des trente (30) hectares affectés à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) sur l’emprise de l’Aéroport militaire Léopold Sédar Senghor de Yoff.

2 – Tests payants, « le corona business commence » : Le ministre de la santé publie une circulaire pour éviter la surenchère, l’IRESSEF majore les couts, Dr Cheikh Sokhna de l’Institut de Recherches pour le Développement propose un test trois fois moins cher.

Hier, l’Institut du Professeur Souleymane Mboup avait publié ses offres de tests au coronavirus d’un cout qui varie entre 40000 et 55000 selon les options. Suffisant pour soulever un débat passionné sur les réseaux sociaux. Réagissant à cette offre jugée « chère » par beaucoup de sénégalais, Dr Cheikh Sokhna épidémiologiste et Directeur des Recherches à l’Institut de Recherches pour le Développement (IRD), a révélé que son laboratoire peut proposer des tests à 13000 francs Cfa. Pour éviter la surenchère, le ministre de la santé Abdoulaye Diouf Sarr a publié, dans l’après-midi, une circulaire sur le cout des tests et les laboratoires autorisés à effectuer les prélèvements pour les personnes concernées par un projet de voyage

3 – Incident diplomatique : L’ambassadrice de la Suisse au Sénégal Marion Weichelt Krupski, a été convoquée, hier, au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur suite aux propos tenus par son époux et publiés dans la presse. Amadou Ba indique , dans son communiqué, « qu’il a été clairement notifié au diplomate le caractère inacceptable des propos de son conjoint qui constituent une violation flagrante des principes élémentaires de courtoisie et de non immixtion dans les affaires intérieures de l’Etat accréditant. Il a été indiqué à Mme l’Ambassadeur que de tels écarts ne sauraient être tolérés à l’avenir », informe le ministre des affaires étrangères

4 – Mansour Faye « je suis prêt à rendre compte aux députés dès le premier jour de l’ouverture de leur prochaine session ». Le ministre du Développement communautaire a confié, hier soir, à Macoumba Bèye que « c’est une obligation pour lui de rendre compte » qu’il le fera « sans problèmes en octobre lors de la prochaine session, pour répondre aux questions de Aida Mbodj et de ses collègues députés ». Chargé de l’opération de distribution des vivres à 1.100.000 ménages touchés par la pandémie Covid-19, Mansour Faye a aussi annoncé que « sur les 552 communes du pays, 543 ont terminé la distribution », à la date du 15 juillet dernier délai prescrit par le Chef de l’Etat, seules 9 communes n’ont pas pu finir l’opération.

5 – Emmanuel Macron « La France va restituer des biens au Sénégal et au Bénin ». C’est sur sa page personnelle parcourue par Sencaféactu, que le Président a fait l’annonce, hier après le conseil des ministres

«  À Ouagadougou en 2017, j’ai pris un engagement pour la jeunesse africaine : qu’elle ait la possibilité d’accéder à son patrimoine, à son histoire, en Afrique. Je l’ai confirmé en Conseil des ministres ce matin : la France va restituer des biens culturels au Bénin et au Sénégal. »

6 – Grève du syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) : Le ministère prêt à rencontrer les grévistes. Va-t-on vers une solution entre le bras de fer entre les camarades d’El Hadj Boun Malick Diop et le ministre de la justice. Innocence Ntap Ndiaye présidente du Dialogue social a révélé, hier, que le directeur de cabinet de Me Malick Sall « est prêt à recevoir et discuter avec les travailleurs en grève ». C’est une avancée, après des mois de bras de fer entre les grévistes du Sytjust qui n’ont pas lâché prise jusque-là pour la satisfaction de leurs revendications.

7 – Terrorisme : Le Sénégal prend les devants : Le ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, a procédé mardi dernier, à la pose de la première pierre du Camp militaire de Goudiry, dans la région de Tambacounda. Selon nos confrères de Dakaractu, le Sénégal prend les devants dans la lutte contre l’insécurité et les menaces transfrontalières de tout genre dans un contexte régional en ébullition.

Pour rappel, une patrouille du Garsi a essuyé de tirs vers le village de Gathiary, dans l’arrondissement de Kéniéba (département de Bakel). Leurs auteurs ont eu le temps de fuir laissant derrière eux des étuis de calibre 7.62 mm, un fusil de chasse, un sac à dos contenant des effets personnels et des fragments de poignet de l’arme de guerre AK-47. Ces actions et d’autres avant elles valident l’idée selon laquelle l’Ouest malien devient de plus en plus une cible des groupes terroristes liés à Al Qaida. D’où la nécessité pour les pays frontaliers, la Mauritanie et le Sénégal de renforcer leur présence militaire au niveau de cette partie de leurs frontières avec le Mali, non seulement pour éviter toute infiltration mais aussi pour stopper tout repli stratégique des malfaiteurs.

S’il est vrai que dans leur communication, les autorités sénégalaises ont voulu minimiser cet incident, en coulisse, toutes les hypothèses dont celle d’une provocation terroriste, ont été étudiées avec minutie et des réponses préemptives adoptées d’où l’implantation de cette base militaire dans le département de Goudiry.


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