Sénégal : La société civile fait bloc autour du mouvement “Y en a marre” après le retrait par l’état de l’agrément de Lead Afrique Francophone

Après le retrait de l’agrément de Enda Lead Afrique francophone, à qui le pouvoir reproche de financer “Y en a marre”, la société civile sénégalaise a décidé de faire bloc pour faire revenir l’Etat du Sénégal sur sa décision. C’est dans ce sens qu’elle a fait face à la presse, ce mercredi 21 novembre 2018, au siège de la Raddho.

Mais, au cours de la rencontre, la société civile n’a pas annoncé de riposte ni de plan d’actions. Et pour cause, «de bonnes volontés d’entre elle ont décidé de faire de la médiation». Il s’agit ici d’aller discuter avec les autorités étatiques pour que le ministre Aly Ngouille Ndiaye revienne sur sa décision. Ainsi, il a décidé de «donner du temps à cette médiation afin de voir les tenants et les aboutissants».

Et si cette médiation n’a pas abouti à leur souhait, les initiateurs se pencheront le moment venu pour décliner leur feuille de route.

Selon le coordonnateur de “Y en a marre”, Fadel Barro, cette décision du gouvernement de Macky Sall ne vise pas «seulement son mouvement citoyen mais toute la société civile. Et qu’à travers ce retrait de l’agrément de Enda Lead Afrique francophone, c’est l’espace civique sénégalais qui est en train d’être réduit». D’où la nécessité pour lui de «se réunir et de discuter afin de mener ensemble le combat».

A en croire Fadel Barro, l’Etat du Sénégal est dans «une démarche sélective». Car, dit-il, «au moment où Y en a marre est en train de lancer sa campagne de parrainage, qui voulait inciter les jeunes à aller retirer leur carte d’électeur et à participer activement aux prochaines élections, c’est en ce moment-là que cela arrive».

Il ajoute : «l’Ong Enda Lead Afrique francophone ne finance pas Y en a marre. Elle est un partenaire technique de Y en a marre. Elle gère aussi la comptabilité de Y en a marre et l’accompagne sur tous ses projets».

Le coordonnateur de Y en a marre signale que les financements dont le ministre Aly Ngouille Ndiaye parle dans son enquête, sont des «programmes qui datent de 2013 et 2014. Et depuis 6 mois, s’il (le ministre) a cherché, il n’y a pas eu un fonds de Enda Lead Afrique francophone qui est venu à Y en a marre».

La réalité, pour lui, est que «depuis un certain temps, l’Etat du Sénégal cherche à réduire les moyens d’actions de Y en a marre. Et à défaut de l’affronter directement, il cherche des arguments».

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