Sénégal : Les raisons “bidons” qui ont motivé la libération de Seydina Fall alias Bougazelli

Accusé de blanchiment de capitaux portant sur plusieurs milliards, l’ancien député APR Seydina Fall Bougazelli hume la liberté après 8 mois d’incarcération. Mais on connaît désormais ce qui a motivé le juge d’instruction à donner son aval pour qu’on libère l’ami de Aliou Sall. 

Selon les différents sources consultées, le juge d’instruction Samba Sall a été convaincu par les “arguments” de la défense selon lesquels la détention de leur client n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité (Sic) !

Autre raison évoquée est le député serait un malade chronique car souffrirait de diabète. Une des nombreuses tactiques utilisée par les hommes politiques incarcérés pour obtenir la liberté provisoire. ON se rappelle de Modibo Diop, l’ex-directeur de l’Agence pour l’électrification rurale (ASER), qui a maille à partir avec la justice depuis décembre 2010, avait recouvré la liberté depuis le 11 juin 2014. Il avait lui aussi bénéficié de circonstances atténuantes lié au fait qu’il était malade mais aussi pour avoir restitué la somme de 165 millions de F Cfa sur les 477.534.601 F CFA supposés détournés !

L’on peut également citer d’autres cas de liberté provisoire. La libération de Tahibou Ndiaye, Ex-Dg du Cadastre, le 3 juin 2014 avait fait la «Une» des médias. La presse avait révélé que l’ancien directeur du Cadastre avait casqué mis 3 milliards de FCfa sur la table pour sa libération provisoire. Mais dans le dossier on avait versé le motif de maladie incompatible avec le régime carcéral .

Ains l’ex-député ayant une santé fragile, le parquet ne s’est pas opposé,  à sa nouvelle demande de mise en liberté provisoire. Pourtant, des malades chroniques peuplent les prisons du Sénégal qui pourtant se voient tous les jours refuser la liberté provisoire. 

Placé sous mandat de dépôt pour trafic de faux billet, corruption ….

L’ancien député est tombé après une filature des enquêteurs des éléments de la Section de Recherches de la Gendarmerie Nationale qui ont permis de le prendre la main dans le sac. Pour rappel, l’arrestation du responsable politique a pu avoir lieu grâce à un travail minutieusement mené par le patron de la Section de Recherches et ses hommes, après que des informations leur furent parvenues faisant état d’un vaste réseau de trafic de faux billets de banque dans lequel Seydina Fall serait mêlé.

Des rendez-vous fixés, entre le quartier ouest-Foire et un célèbre hôtel de la place, ont permis d’assoir la présomption de culpabilité de celui qui sera pris plus tard en «flagrant délit». Le 14 novembre, il est tombé dans le piège des hommes en bleu, après s’être mis d’accord à faire une transaction avec un client qui n’en était pas un, mais plutôt un gendarme.

Après plusieurs dénégations et de nombreux face-face avec les enquêteurs, l’ancien parlementaire a été finalement inculpé et placé sous mandat de dépôt, le 22 novembre 2019, par le Doyen des juges, Samba Sall, qui a retenu l’association de malfaiteurs, contrefaçon de billets de banque ayant cours légal, blanchiment de capitaux et corruption  comme charges qui pèsent sur le mise en cause.

En plus de la détention de faux billets, Bougazelli avait tenté de corrompre les gendarmes venus l’arrêter, en leur proposant une somme de 10 millions de F CFA, s’était convaincu le juge. Le montant visé dans cette affaire est estimé à 50 millions d’euros  ; soit plus de 32 milliards  de F CFA.


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