Sénégal : L’étuidiant Ahyi Joël a été tué pour 2 téléphones portables et 11 000 Francs … Sa famille inconsolable

Le quotidien Libération revient sur les derniers instants d’Ahyi Joël Célestin Philippe, étudiant poignardé à mort par des agresseurs à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

Joe et ses deux amies, C. Cissé et C. Gomis, ont été encerclés par les agresseurs qui, sous la menace d’un couteau, les ont sommés de leur donné tout ce qu’ils avaient sur eux.

Ses deux camarades s’exécutent en remettant leurs sacs, deux téléphones portables et une somme d’argent de 11 000 Fcfa.

C’est en ce moment qu’Ahyi leur a demandé de prendre la fuite avant de ramasser une pierre pour affronter les agresseurs.

C’était sa dernière bataille. Il a été poignardé à mort par un des bourreaux qui a été touché par la pierre.

Alors qu’il gisait sur le sol, les automobilistes refusaient de s’arrêter pour le secourir. Une brave dame a bloqué la circulation pour les forcer à descendre de leurs véhicules.

Sa famille inconsolable …

Un tour fait à la maison mortuaire à Hann Bel-Air nous a permis de découvrir l’atmosphère qui prévalait chez les Ahyi.  Les rares parents, sympathisants et amis de la famille ont fini d’occuper les chaises. Après les salutations d’usage, et l’explication de notre présence, les discussions ont commencé avec la mère de la victime qui  a accepté de parler pour la première fois à la presse. Assise à même le sol et habillée comme l’impose la tradition sérère en cas de deuil, la mère de Célestin s’est concertée avec ses proches avant de nous revenir. Malheureusement pour nous, une dame va s’approcher de nous avec toute la courtoisie requise pour nous indiquer que la famille a jugé prématuré pour la maman de s’exprimer devant la caméra.

Néanmoins, elle nous confié que son fils était toujours là auprès d’elle, et qu’il était une fierté pour ses parents. Il se battait pour satisfaire ses parents. Il s’investissait pour ses proches au point de se sacrifier pour faire plaisir à son prochain. Une grande perte pour ses parents.

Son père béninois d’origine est venu au Sénégal depuis plusieurs décennies. Il était jeune et travaillait comme bibliothécaire. Malade depuis quelques mois, et avec la perte de son fils unique, il est devenu inconsolable, à l’abri des regards. 
La famille attend la dépouille du défunt qui est encore retenue pour les besoins d’autopsie, avant de  fixer le jour de l’enterrement.


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