Sénégal : Que va donc faire Didier Raoult à Dakar ?

Le défenseur de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19, né à Dakar, est cette semaine au Sénégal pour des travaux. Il a été décoré par le président Macky Sall.

C’est une figure controversée en France, qui a suscité beaucoup d’espoir avec son traitement, l’hydroxychloroquine, pour soigner le Covid-19. Malgré les critiques émises par de nombreux scientifiques, l’accueil est plus que chaleureux au Sénégal. Le directeur de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, Didier Raoult, a été reçu cette semaine par les autorités du pays.  

“Je suis cette semaine au Sénégal, où je mène des recherches sur l’émergence des variants du Covid-19. J’ai été reçu par M. le Ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, qui m’a présenté les équipes en charge de la lutte contre le virus. Le Sénégal a beaucoup à nous apprendre”, écrit Didier Raoult dans un message publié mardi sur Twitter. 

“Riposte” contre la pandémie

Le ministère de la Santé sénégalais a précisé que durant son séjour, Didier Raoult va “échanger avec les chercheurs sénégalais sur la riposte contre la pandémie” de Covid-19, précise l’Agence de presse sénégalaise. Ses échanges avec les autorités sénégalaises portent “également sur le transfert de technologies en matière de recherche”. 

Ses recherches menées sur les variants s’inscrivent donc dans cet objectif de lutte contre la pandémie. Une audience avec le président, Macky Sall, a également eu lieu. Lors de celle-ci, Didier Raoult a été élevé à “la dignité de commandeur dans l’ordre national du Lion” par le président. “C’est pour moi une grande fierté”, a écrit le médecin français sur Twitter.  

Des liens forts avec le pays

Sa proximité est forte avec le pays. Et pour cause, l’homme est né à Dakar en 1952. “J’ai passé les cinq premières années de ma vie à Dakar, au Plateau, en face de l’hôpital Le Dantec et de l’Institut Pasteur, non loin de la plage de l’anse Bernard. C’était un endroit merveilleux. C’est mon père qui avait fait construire le bâtiment de l’Orana [Organisme de recherches sur l’alimentation et la nutrition africaines], où nous vivions”, déclarait-il en novembre dernier auprès de Jeune Afrique


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