Sur les murs de Hongkong, la colère d’une génération

Les Hongkongais recouvrent les murs de notes adhésives de bureau pour dénoncer l’emprise de Pékin sur leur ville.

Memos and notices are seen on "Lennon Walls" by anti-extradition bill protesters at Sai Ying Pun in Hong Kong, China July 12, 2019. Picture taken July 12, 2019. REUTERS/Tyrone Siu

Ce sont des dizaines de milliers de souhaits, d’encouragements, de vœux, de mots d’espoir, de dessins – beaucoup de cœurs rouges –, de revendications aussi du type « Hongkong n’est pas la Chine », « Hongkong, c’est Hongkong », « Chine, laisse-nous tranquilles » et des condoléances, pour les quatre jeunes morts (trois suicides et une chute aux circonstances incertaines) depuis le début de ce mouvement.

Ecrits pour la plupart sur des notes adhésives Post-it®, jaune pâle ou aux couleurs pastel standard, ces messages sont une nouvelle manière pour les Hongkongais d’exprimer leurs frustrations. Leur angoisse, aussi, quant à l’avenir de leur ville, secouée depuis plus d’un mois par des manifestations sans précédent, déclenchées par un projet de loi d’extradition, notamment vers la Chine, qui a fait craindre un effondrement de l’autonomie juridique de la Région administrative spéciale, autonomie théoriquement garantie jusqu’en 2047. D’abord suspendu puis aujourd’hui déclaré « mort » par la chef de l’exécutif, Carrie Lam, ce projet de loi a en fait déclenché une réaction plus générale de rejet des institutions et du modèle politique hongkongais, sous la férule de Pékin.

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