Système de parrainage : l’opposition va encore faire un « sit in »

Le parrainage adopté en Conseil des ministres tenu ce lundi est mal vu par le second d'Idrissa Seck. Vice-président du parti Rewmi, Déthié Fall détecte "un instrument politique" pour "écarter des adversaires gênants" en perspective de la présidentielle de 2019.

« Aujourd’hui, il introduit le parrainage pour que chaque candidat à l’élection présidentielle puisse disposer de 1 % des électeurs dans les régions. Un instrument politique tout simplement pour valider ou invalider la candidature surtout d’opposants capables de conduire l’alternance en 2019 », dit-il à Sud fm.

Le dauphin d’Idrissa Seck de poursuivre : «Il lui sera loisible de dire que telle personne qui a eu à signer n’est pas de telle région ou de telle autre région. Ou telle signature identifiée n’est pas conforme à la signature d’une personne à laquelle elle est attachée parce que d’habitude c’est une autre signature que cette personne-là faisait».

A l’en croire, pour ces raisons et tant d’autres, le parrainage, dans la mouture que veut lui donner le Président Macky Sall, n’est pas  la plus indiquée.

Mais cette position du «Rewmiste» est loin d’être partagée par le vice-président du groupe parlementaire Benno bokk yakaar (Bby). Interrogé sur le même sujet, Pape Biram Touré a botté en touches ces accusations et déclaré que «c’est la chose la plus normale pour qu’on ait des candidatures sérieuses pour éviter les candidatures fallacieuses. L’opposition doit être responsable. Personne n’a intérêt que les élections ne se déroulent pas de la façon la plus normale».

Ces différentes positions ne risquent pas de se rapprocher car, pour le moment, chaque camp s’arc-boute sur sa position.

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