Tragédie à Angers : La mère de la petite Vanille a finalement avoué l’avoir tué !

La fillette Vanille qui avait été enlevée vendredi à Angers par sa mère a été retrouvée morte ce dimanche. Le procureur de la République d’Angers vient de l’annoncer ce soir lors d’une conférence de presse. Sa mère a été retrouvée ce matin dans un hôtel à Nantes après le déclenchement de l’Alerte enlèvement.

La petite Vanille, âgée d’un an, qui avait été enlevée vendredi par sa maman à Angers a été retrouvée morte dimanche en fin d’après-midi dans un conteneur de vêtements à Angers.

C’est ce que vient d’annoncer le procureur de la République qui a tenu ce dimanche soir une conférence de presse au Palais de justice d’Angers. La maman nous a confirmé avoir donné la mort à son enfant vendredi avant même l’heure à laquelle elle devait la remettre à la référente de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), les médecins légistes sont arrivés sur place et ont retrouvé le corps, a déclaré Eric Bouillard, précisant que la garde à vue se poursuivait pour meurtre sur mineur par ascendant.

La mère de famille est âgée de 39 ans. L’alerte enlèvement avait été lancée samedi 8 février à 23 heures après la disparition de l’enfant d’un an et de sa mère à Angers. La maman, une femme de 39 ans au profil psychologique fragile, avait été retrouvée dimanche matin dans un hôtel à Nantes.

Selon le procureur, qui s’est exprimé devant la presse, Nathalie Stéphan, la mère, qui souffre de troubles psychiatriques et suit un traitement, a évoqué lors de sa garde à vue un étouffement ou une strangulation, ce qui n’a pas encore été confirmé par le médecin légiste.

Elle a fourni très peu d’explications à son geste. Après une longue mise en confiance avec les enquêteurs, elle a accepté de leur dire où se trouvait le corps et les a conduits à cet endroit, a-t-il ajouté, précisant qu’il était mis fin au dispositif d’alerte enlèvement déclenché samedi soir.

Le moment où la maman a donné la mort à son enfant, elle le situe à vendredi. Vendredi en tout début d’après midi elle est effectivement encore accompagnée de son enfant et à partir du milieu d’après-midi, elle ne l’est plus, a précisé le procureur, qui s’appuie sur les dispositifs de vidéo-surveillance.

Mme Stephan était hébergée depuis un an dans le centre maternel d’Angers, un foyer pour femmes enceintes et mères isolées. Sa fillette avait été confiée à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et placée dans une famille d’accueil par le juge des enfants, mais elle pouvait continuer à voir sa mère régulièrement pendant un temps donné durant la semaine. La mère avait quitté le foyer vendredi à 11 heures et aurait dû ramener sa fille à 17h30 à sa référente de l’aide sociale à l’enfance. Par le passé, elle avait déjà enlevé un autre de ses enfants placés, ou du moins «elle avait omis de le ramener mais à aucun moment par le passé elle ne les avait mis en danger.».

La maman n’a pas donné d’explication à son geste

Le mobile du crime reste encore confus. Elle a donné assez peu d’explications sur ses motivations pour l’instant. Le premier temps de la garde à vue a d’abord été justifié par la mise en confiance pour qu’elle accepte de dire ce qui s’était passé, d’une part, et qu’elle conduise les enquêteurs à l’endroit où elle avait déposé le corps de son enfant, d’autre part. La deuxième partie de la garde à vue va s’attacher à essayer de comprendre le mobile de ce crime.

La mère aurait étouffé sa fille

Nathalie Stéphan a indiqué qu’elle avait étouffé sa petite fille, une hypothèse que les médecins légistes vont désormais devoir confronter à leurs examens lors d’une autopsie qui devrait avoir lieu en début de semaine. Elle situe la mort de son enfant vendredi en début d’après-midi. Les enquêteurs ont eu recours à la vidéosurveillance pour mieux cerner le parcours de cette femme à Angers. Leurs investigations corroborent le fait que la mort serait certainement intervenue entre 13 heures et 15 heures vendredi. Mais tout cela nécessite d’être encore étayé par les constatations de l’enquête qui ne fait que commencer.

La petite Vanille avait aussi un papa, dont il n’a jamais été question au cours de ces 48 heures tragiques. Selon les explications de la maman, le papa est identifié mais il n’a pas reconnu l’enfant. C’est sans doute un des éléments à prendre en compte. Et il n’est pas, au moment où je vous parle, en état de s’occuper de cet enfant. Là aussi, ce sera à l’enquête de s’intéresser à toutes les victimes, même indirectes, répond Eric Bouillard. Lors de sa conférence de presse, le procureur de la République a aussi tenu à remercier tous ceux qui ont apporté leur témoignage, par le biais de cette alerte enlèvement qui a permis de retrouver très rapidement la maman et d’avoir les premières explications.

L’auteure des faits encourt la perpétuité

La garde à vue de Nathalie Stéphan devrait se prolonger jusqu’à mardi matin au plus tard avant qu’une information judiciaire pour meurtre par ascendant sur mineur de moins de 15 ans ne soit logiquement ouverte par un juge d’instruction. La peine encourue pour ce crime, rappelle le procureur, est la perpétuité. Pour l’heure, on ne sait pas encore si l’intéressée ira en détention provisoire ou sera hospitalisée.

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